Depuis bientôt dix ans, les responsables politiques qui se succèdent à la tête de l’Etat, mettent systématiquement en avant la nécessité de mettre en place une loi sur la prise en charge de la dépendance pour les personnes âgées, mais rien ne bouge vraiment dans ce domaine en raison de ses problèmes de financement.

L’engagement pris par le Président de la république, ces derniers jours de mettre en place une réforme de la dépendance dès la fin de l’année 2013, pourra t-il enfin être tenu ?

La dépendance n’est pas une fatalité en soit, chacun risque  à un moment de sa vie  et surtout à un âge avancé, d’y être confronté et d’avoir besoin d’aide et de soins pour l’accomplissement des actes de la vie courante.

 

Personne ne veut vraiment y penser, mais parfois la réalité nous rattrape très vite et nous fait prendre conscience que la perte d’autonomie qui s’installe progressivement doit pouvoir être traitée dans les meilleures conditions matérielles et psychologiques.

 

On souhaite tous vieillir auprès des siens et rester le plus tard possible chez soi pour un meilleur confort moral, mais cela n’est pas toujours possible en raison des logements qui ne sont pas toujours adaptés et la plupart du temps cela se termine par un placement non sans douleur dans une maison de retraite.

 

Tout est une question de coût dans ce domaine et de nombreuses personnes n’ont pas les moyens financiers d’y faire face.

Si l’on veut améliorer le maintien à domicile, il faut envisager l’installation d’équipements spécialisés, tels que des sièges roulants, des escaliers roulants pour monter les étages sans effort, des douches antichute, des robots d’assistance, des commandes vocales et des systèmes de surveillance.

 

Si la domotique avance à grand pas dans notre société, pour les services à la personne certains équipements de ce type sont encore en phase expérimentale et risquent de constituer un coût relativement important pour l’installation  et la mise aux normes des logements.

 

L’autre alternative c’est bien sûr le placement dans des établissements spécifiques pour personnes âgées, mais quand on voit le coût moyen par mois de 2 400 euros dans les maisons de retraite privées et d’environ 1 600 euros dans les établissements publics, on se dit que de nombreuses familles n’ont pas les moyens compte tenu du montant de leur pension de retraite de pouvoir y faire face.

A part d’avoir un bien immobilier ou des enfants qui peuvent subvenir financièrement, trop peu de personnes peuvent payer de telles sommes, une partie de leur vie.

 

Il serait temps d’encadrer davantage les tarifs exorbitants  pratiqués par certains établissements pour personnes âgées, qui n’ont aucun scrupule à faire des bénéfices sur le dos de ces personnes et de trouver des solutions adaptées pour développer des structures et donner la possibilité aux familles d’avoir des places plus facilement accessibles sur le plan financier.

 

Pour l’instant, rien n’est vraiment mis en place pour trouver les financements nécessaires à cette réforme et on peut craindre qu’elle soit encore une fois reportée sine die par manque de moyens.