Plutôt que de rentrer inutilement dans la polémique et alimenter un peu plus les tensions et oppositions actuelles, je pense pour ma part qu’il vaut mieux que je continue à me concentrer sur une actualité sérieuse. Je préfère mettre en avant les conséquences fâcheuses de la morosité économique ambiante plutôt que les réactions découlant ici ou là de films stupides et insipides ou de simples caricatures. J’ai donc choisi de mettre en avant le choix récent de la SNCF de délocaliser eu Europe de l’Est et en Espagne une partie de ses activités informatiques. Les sous-traitants espagnols, polonais et tchèques sont donc les grands gagnants de cette délocalisation. Le plus étonnant n’est pas que ces choix continuent inexorablement d’affaiblir notre économie nationale, mais plutôt qu’ils proviennent d’une société entièrement publique, autrement dit appartenant à 100 % à l’État.

 Il est pourtant entendu qu’en tant de crise, devant la frilosité des investissements privés, le public doive jouer le rôle d’amortisseur et pourquoi pas, de levier. Pour la croissance évidemment, on repassera mais tout du moins, une grande entreprise telle que la SNCF devrait contribuer à ne pas fragiliser un peu plus l’état actuel de l’économie. J’en vois venir certains, donc je tiens à préciser quelque chose de facilement vérifiable : les délocalisations ne datent pas d’aujourd’hui, elles ont débuté au début de l’année. Cependant, elles ne seront pas enrayées, puisque d’ici 2013, 260 emplois de sous-traitants vont être supprimés et 45 postes de cheminots non remplacés à Lille et à Lyon, selon le secrétaire national de l’Union fédérale des cadres et de maîtrise de la CGT-Cheminots. Après la décision de délocaliser le centre d’appel du Stif (Syndicat des Transports d’Ile-de-France) au Maroc, ça commence à faire beaucoup. Si même les grandes entreprises publiques en arrivent à ces extrémités, les temps s’annoncent d’autant plus durs. 

 

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