Il était une fois un "grand" gentil monsieur qui décide un beau jour de créer un super groupe trop top!!!! Avec tous ses amis, youpi… ils décident d'appeler ce groupe de rock "les citrouilles écrasées"….
Et voilà, la première claque… on entend presque un vinyle grincer…. ouais, le décor est mal planté là…. Il faut alors se mettre dans un contexte un peu plus métal, un peu plus morbide. Comme si la mort symbolisait l'aspect périssable, impermanent de l'existence mais aussi de la révélation. The Smashing Pumpkins de leur vrai nom, imposent un style bien à eux. Un peu crache, super sensuel. On parle alors de la référence rock 90's.

Mon coup coeur avec: Mellon Collie and the Infinite Sadness.


Pour la p'tite histoire, c'est en1987, à Chicago que quatre potes vont former le groupe qui va faire couler beaucoup d'encre… The Smashing Pumpkins! Billy Corgan, simple vendeur de disque; D'Arcy, serveuse; James Iha étudiant et Jimmy Chamberlin forment une équipe au complet qui en veulent. D'ailleurs c'est simple, ils veulent de tout: rock et drogue. On est pas dans un monde tout rose… Et puis, Billy le fait ressentir assez rapidement dans ses compos. Ils se sont fait une petite place avec un style "rock divers" pas du tout élitiste… mais à quel prix?


Le groupe est presque mort né. Avec Gish, premier album sorti en 1991, c'est le bide… face à Nevermind de Nirvana… tout s'explique. Les gens ont fait leur choix. Mais le groupe ne "s'écrase" (jeu de mot avec les citrouilles) pas pour autant.

1995, deuxième claque! c'est une résurrection après quelques autres albums qui passent presque inaperçus (excepté pour les grands fidèles anti-commerciaux)
The Smashing Punkpins nous offrent un cadeau dont nos oreilles se souviennent encore: Mellon Collie and the Infinite Sadness. Un double CD, un pile, un face… qui nous hérisse le poil du début jusqu'à la fin. A la fois grave et poétique comme ces douceurs toutes tendres Tack me down, ou To Forgive.

Le groupe nous fait une belle leçon de moral avec leur histoire tragique en 1996. Jonathan Melvoin, clavier destiné au live meurt d'une overdose. Jimmy qui s'intéresse bien plus aux dernières nouveautés de substances illicites qu'au groupe est viré… motif: "va faire ta cure de désintox!"
Y'a pas plus clair.

1997, le groupe se perd. Ils exploitent un son moins… ou plus… bref, les vrais acharnés fans, ne veulent pas de cet album à la maison. Adore est le signe que le groupe se fragmente. Trois ans plus tard avec un nouvel album, The Smashing Pumpkins meurt.


2002, Billy revient avec un album, avec un nouveau groupe Zwan, ce qui est, en fait, dans la continuité de Adore…. la bonne blague… mais qui-qui est à la batterie? Bah, Jimmy bien sur! Ca rappelle une pub, c'est pas du coca, ça n'a pas la couleur du coca, mais ça a le goût du coca… pffff

Au delà de nous prendre pour des imbéciles, ils ont réussi une carrière pumpkins si courte, et laisser un monument du rock, une révélation. Mellon Collie and the Infinite Sadness est la plus belle chose qui est venue au monde. C'est un très beau bébé monsieur.
Tantôt crache, parfois doux. Rongé par la détresse, le tout sous la directive de la fluidité. Inspirations morbides et angoissées sont couchées sur les partitions.
Encore que… on sent une cassure dans le style. Face A: Dawn to dusk est rythmé de grosses guitares en colère, saccadé de jolies ballades. Alors que le Face B: Twilight to starlight, est bien plus représentatif d'une recherche réelle à exploser. Mais, lequel choisir? Cruel celui qui ose nous poser cette question! L'un et l'autre sont unis par une force bivalente propre au Smashing Pumpkins. Ce n'est pas une division, ce n'est pas non plus une cassure distincte, c'est une forme de continuité dans leur monde. Un monde déjà fragilisé.

Cet album est une référence rock. Avec les morceaux les plus populaires comme Tonight, tonight, ou Bullet with butterfly wings, ou bien 1979, etc… Les Smashing sont rentrés par la grande porte dans le monde sans pitié du rock. Même Bowie les a soutenu, reconnaissant alors en eux, un vrai talent. Encore que Billy et David, sont deux êtres à mille facettes. Les ambiguïtés que Bowie cultive, ont été retrouvées et reconnues dans le style à Billy. On ne sait pas trop comment étiqueter leur son. De ce fait, malheur à ceux qui veulent se mesurer à ce jeu. Tantôt métal, parfois pop, presque goth., souvent progressif… non… ils ont un style à eux… Billy reconnaît avoir des influences à la Cure et du son rock 60/70's. (Beatles, Black Sabbath, Bauhaus, Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Pink Floyd, My Bloody Valentine)

Mais peu importe, cet album est d'une créativité reconnue.

C'est avec un petit sourire sournois que les Smashing commencent à attaquer. Rien de très monstrueux en soi. Et hop, nous voilà avec le morceau qui nous rappelle tant de souvenirs: Tonight, tonight.

Zero… c'est à mes yeux mon coup de cœur. Des riffs à en tomber… une voix qui ensorcelle. Un rythme qui nous projette dans un monde bien rock métal.

Un classique rock à posséder chez soi!