Ce week-end, Belfort accueille le FIMU, le festival international de musiques universitaires avec quelques centaines de musiciens et des milliers de spectateurs qui vont débarquer dans les rues de la ville.

15 scènes. 250 concerts du 18 au 20 mai. Rien que ça ! Mais lequel irez-vous voir ?

 

« Le miracle du Fimu, c’est que c’est toujours la même chose et c’est toujours différent » , remarque Robert Belot, adjoint à la Culture à la Ville de Belfort, organisatrice du festival en collaboration avec les associations d’étudiants de l’Aire urbaine, dont nombreux sont bénévoles durant le festival.

 

Ayant depuis longtemps atteint l’âge de la maturité, le Fimu fait partie intégrante du patrimoine de la Vieille ville de Belfort, cernée par les festivaliers durant tout le week-end de Pentecôte. Un site totalement ouvert, avec des concerts gratuits et des tas de formations musicales placées sur un même pied d’égalité : les ingrédients de cette formule donnent à ce festival une ambiance vraiment particulière. « Il est fidèle à lui-même, respecte la gratuité et la diversité » , des publics et des formations musicales puisque les quelque 2500 musiciens présents, venus de tous les continents, représentent six grandes familles, la musique classique, les musiques du monde, les musiques nouvelles, les musiques actuelles, le jazz et des styles plus hétérogènes.

 

 Chaque année, un instrument est mis à l’honneur : l’édition 2013 est spécial puisqu’elle met à l’honneur la grande famille des percussion. Une autre nouveauté au programme : un pays plus spécifiquement mis en avant. Le Burkina Faso qui célèbre, cette année, ses trente années de jumelage avec Belfort et le Territoire. Résultat, les scènes vont se remplir de plusieurs disciplines musicales, pas seulement traditionnelles.


Il faut noter aussi qu’une nouvelle équipe a pris les rênes du Fimu après une année de transition et la disparition, en 2012, du régisseur « historique », Jean-Albert Gaertner.


Comme d’habitude , le Festival international de musique universitaire va tout mettre en oeuvre pour permettre aux personnes en situation de handicap de profiter pleinement du festival. Car, eux-aussi, ont envie de participer à ce festival indispensable pour tous les Francs-Comtois, et plus loin si affinités…

Une initiative à laquelle participent plusieurs associations telles que Adhap services, l’Association des paralysés de France (APF), l’Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales (Adapei), et l’Association Valentin Haüy (AVH) pour les non-voyants ou malvoyants. Souhaitons, bien-sûr, que de nombreuse autres associations viendront les soutenir dans les prochaines années.

Accueil adapté, parkings réservés, emplacements spéciaux pour les scènes, prêts de fauteuil, tout est pensé pour permettre un accueil dans les meilleures conditions possible. Des bénévoles seront également en place sur le site tout au long du festival pour accompagner les personnes handicapées. 


Mme Guilliotte, conseillère municipale déléguée en charge du handicap explique : « Le but est de leur expliquer la prise en charge. Qu’ils aient le plus possible d’éléments pour accompagner et appréhender le handicap. C’est pour ça d’ailleurs que nous faisons des ateliers avec fauteuils et lunettes ».


Pour vous mettre l’eau à la bouche, ou plutôt la musique à l’oreille, voici un lien très utile qui vous permettra de voir la programmation de ce festival hors du commun et toute les infos pratiques pour y venir :

http://www.fimu.com/programmation/groupes/