comme s’il pouvait diminuer avec la politique de Sarkozy.

 

 

C’est à la crise économique que le chômage atteint un sommet non égalé depuis 12 années, c’est le refrain, que le ministre du travail et de l’emploi Xavier Bertrand avec son mentor Nicolas Sarkozy, qu’ils ne cessent de nous susurrer depuis des années. Évidemment, la crise économique ne va pas avec la politique poursuivie qui n’a consisté qu’à favoriser «le travailler plus pour gagner plus» par la défiscalisation des heures sup. Il faut être imbécile pour ne pas le reconnaître. Près de 12 milliards d’euros ont été investis en trois années par l’État dans cette machine à détruire l’emploi. Nicolas Sarkozy sait bien qu’une élection se gagne pour quelques centaines de milliers de voix, il lui suffisait simplement, dans cette logique de division, de favoriser ces millions de Français et le patronat pour s’assurer une nouvelle élection présidentielle. Quant à ceux qui n’ont pu obtenir du travail, on leur dira que c’est à cause de la crise. Seulement ça n’a pas marché comme il l’espérait. Il lui a fallu faire des plans de rigueur sur plan de rigueur pour répondre aux agences de notation, afin de maintenir notre triple A qui sera malgré cela dégradé, eu égard à notre dette qu’il a enflée de 90 milliards d’euros, rendant notre économie exsangue, de sorte, qu’en définitive les entreprises, sans perspectives de commandes puisque la consommation s’écroule sont contraintes de licencier. C’est la gestion d’un président qui traite des Français de pauvre con, et qui va au Fouquet’s fêter sa victoire et faire une croisière sur le bateau se son ami Vincent Bolloré, augmentant ensuite son salaire de 140 %, voir, A propos du salaire de Sarkozy.

 

En un an quelques soient les catégories retenues, le chômage a progressé de plus de 5 %. Les chiffres de novembre donnent 2.844.800 demandeurs d’emploi sans activité depuis fin novembre, + 1,1 % en un mois, soit le plus mauvais résultat depuis douze ans. Pour la France entière, départements d’outre-mer compris, deux seuils symboliques ont été franchis, plus de 3 millions de chômeurs de catégorie A et plus de 5, 2 millions d’inscrits à Pôle emploi, toutes catégories confondues. En incluant les demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite 4.244.800 personnes étaient en demande d’emploi, + 1,2 % sur un mois. La dégradation est encore plus forte pour les plus de 50 ans, + 15 %, pour les femmes, + 7 %, et pour les chômeurs de longue durée, + 7 %.

 

Avec la récession annoncée, c’est la barre des 10 % qui sera franchie en 2012 contre à peine 6 % en Allemagne. Sarkozy ne ramènera pas le chômage à 9 % à la fin de son mandat comme il l’avait annoncé. La question est pourquoi le chômage en Allemagne est contenu à 6 % ? Cela serait dû au chômage partiel beaucoup plus important qu’en France. De plus les mini-jobs payés moins de 800 euros par mois et les réformes Hartz du nom du DRH de Volkswagen ont contribué à le maintenir autour de 6 à 7 %, mais aussi la mentalité, outre Rhin, des industriels Allemands en matière de dialogue syndical et patronal à fait le reste, voir, La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy, sinon au moins égale ?

 

Un autre point qui n’a pas favorisé la recherche d’emploi, ce sont ces Pôles emplois nés de la fusion de l’ANPE et de l’Unedic et des Maisons de l’emploi. Elle a contribué à la désorganisation des services, rendant pendant de longs mois un service inefficace d’autant plus que le motif de la fusion était la réduction des coûts, plutôt que la recherche d’une efficacité. D’ailleurs même maintenant ces Pôles emplois manquent cruellement de moyens. A cela, si l’on ajoute la politique d’investissement orientée vers les grands groupes laissant les PME et PMI principalement génératrices d’emplois seules sur le coté de la route, alors qu’elles sont les premières touchées par la crise, on obtient cette situation. La désindustrialisation de la France est caractérisée par la fermeture de 900 usines en trois ans, selon les chiffres de Trendeo pour «Les Echos». Et le nombre d’emplois supprimés remonte nettement depuis quelques mois. Entre les postes créés et ceux supprimés, près de 100.000 emplois industriels ont été perdus en France ces trois dernières années, indique Trendeo. Les saignées qui ont frappé l’automobile, près de 30.000 postes rayés de la carte en trois ans, la pharmacie, la high-tech, la chimie ou encore la métallurgie.

 

A cela, le blocage des salaires par le patronat depuis bien trop longtemps n’est pas fait pour la consommation. La recherche de bas coûts de valeur ajoutée par les délocalisations industrielles pour plus de profits, contribue au chômage. Nous payons maintenant cette politique droitière mettant en péril notre tissu industriel, et qui s’étend par effet domino dans tous les secteurs de notre économie. L’objectif du patronat est la réduction des salaires par leur stagnation associée à l’allègement des charges sociales pour s’ajuster à la mondialisation de l’économie, ce qui, avec l’augmentation des charges dues à celles de l’énergie, des transports, et des communes par suite de la suppression de la taxe professionnelle de la loi de finance 2010 non totalement compensée par l’État, ont faits que les impôts indirects ont flambés conduisant à une précarisation des ménages et à une misère accrue. Les pertes fiscales par les cadeaux et niches fiscales faits aux plus fortunés ont été compensées en partie par les foyers modestes. Si l’on ajoute à cela le train de hausse prévu en début d’année 2012, rien d’étonnant à ce que l’activité baisse, et que le chômage augmente. C’est toute cette politique qui est la cause de notre situation n’ayant rien apporté sur l’emploi mais aussi sur notre spread avec l’Allemagne qui est de 85 milliards sur notre déficit commercial extérieur, voir La mascarade du triple A. Cette politique gouvernementale et patronale est donc un échec n’ayant pas su, même au niveau du commerce extérieur, avec tout ce qu’elle à fait comme réduction des avantages sociaux, obtenir des résultats. Marianne titre chaque jour 1.000 chômeurs de plus depuis le début de l’automne 2011. L’argument toujours répété est celui des coûts salariaux, or les Allemands avec des coûts équivalents s’en sortent mieux !