Les éoliennes, tout le monde brandit cet amas de métal et d'espoir comme porte-drapeau des énergies renouvelables, et pourtant peu souhaitent en voir une grandir sous ses fenêtres.
En décembre 2008, l'Union européenne accouche d'un "accord" avec ses membres dans le cadre de son "plan climat". Le projet de loi en question oblige les Européens à inclure 20% d’énergies renouvelables dans leur consommation énergétique d’ici 2020 contre 9 % actuellement en Europe…l'éolien a de beaux jours devant lui.

 

 



Les artisans du "vert" s'en frottent les mains. Bruxelles pousse  ses membres à augmenter la part de production d'énergie renouvelable. Biomasse, géothermie, mais ce qui est le plus critiqué et critiquable est l'expansion à outrance des parcs éoliens (quoi que l'on aurait aussi des choses à dire sur les panneaux solaires…). Pourquoi? Outre un impact sur la biosphère, l'énergie éolienne, de part bien des aspects techniques, n'est pas une solution viable pour une production industrielle. Enfin, nous verrons cela au fur et à mesure de notre parcours de découverte (non objectif je vous l'accorde!) de l'énergie fournis par Eole.

1/ Impact sur l'environnement

On parle régulièrement des oiseaux tués par des éoliennes…Un où deux petits moineaux occis par une pâle est bien anecdotique par rapport aux changements qu'apporte une éolienne dans son environnement proche.
Pour l'esthétique, certains trouvent cela jolie, d'autres hideux, tout cela n'est qu'appréciation personnelle sans grand intérêt.
Pour simple information, une éolienne de dernière génération c'est trois fois et demi la hauteur de l'arc de triomphe, soit quatre fois la hauteur du clocher d'une église de village.

a)Implantation et durée de vie
En revanche voici quelque chose que nous devrions avoir chacun en tête : la durée de vie d'une éolienne est de maximum 15 ans. Nous avons actuellement 2000 éoliennes en France, et ce chiffre risque d'aller en augmentant dans les années à venir. Alors que faire des déchets générés par ces monstres de métal? De ce côté là, il n'y a pas trop de soucis à se faire, car ces monstres sont en grande partie constitués d'acier, qui est recyclable. En revanche quelque chose qui ne l'est pas est le béton. Le béton? Dans une éolienne? Évidemment! Vous croyez quoi, que l'ont plante une éolienne et qu'au fil du temps ces racines se développe? Non, une éoliennes, c'est un mat maintenu par un socle de 1500 tonnes de béton pour la terre ferme, 3000 tonnes en mer. le but de ce socle étant maintenir l'éolienne contre vent et marées (et c'est le cas de le dire), il est bien sûr inutile de préciser qu'une fois coulés, ces chapes sont à jamais ancrées sous vos pieds.

Après ces 15 ans de bon et loyaux services, il faut démonter tout ça. Le coût d'un démantèlement est d'environ 500 000€ par éolienne, et c'est au propriétaire du terrain qu'il incombe de payer ces frais ou à défaut se sera à la commune ou communauté de commune de sortir le chéquier (au travers de nos impôts, cela va sans dire).

b) Nuissance sonore
C'est un argument avancé par beaucoup de détracteurs : le bruit! En effet la mécanique, ainsi que le frottement de l'air sur les pâles produisent du bruit.

Une éolienne produit un bruit mécanique et un bruit aérodynamique. Cela était particulièrement vrai avec les vielles éoliennes (video), mais il faut reconnaitre qu'elles sont de plus en plus silencieuses :

  • Le bruit mécanique :Il provient surtout des engrenages en mouvement dans le multiplicateur situé dans la nacelle.
    Les émissions sonores des éoliennes récentes (moins de 10 ans) ont été réduites grâce à des progrès techniques :
    . capitonnage de la nacelle, réduisant surtout les bruits aigus et les médiums ;
    . conception de multiplicateurs plus silencieux, spécifiques aux éoliennes ;
    . conception sans multiplicateur ;
    . conception de structures (pales surtout) transmettant peu les vibrations sonores.
  • Le bruit aérodynamique : La circulation et le freinage du vent à travers les pales produisent un bruit de souffle caractéristique. Son intensité a été drastiquement diminuée ces dix dernières années par une conception adaptée des pales.

(source : http://www.ecolo-trader.fr/Les-eoliennes-sont-elles-bruyantes-(pollution-sono-vtptc-16.php)

 

De plus, plus le vent est fort, plus il vient couvrir le bruit de l'aérogénérateur (enfin, plus le vent est fort, plus l'éolienne à de chance de se stopper aussi, mais nous verrons cela plus tard).
Enfin, le bruit peut-être considéré comme une perception individuelle, mais nous allons être plus rigoureux que cela :

Le bruit d'une éolienne à une intensité d'environ 50 dB(A). Mais en général, une éolienne n'est jamais seul. Il faut savoir que lorsque l'on parle de Décibel, on est pas en échelle linéaire (proportionnelle), mais en échelle logarithmique. C'est à dire que +3dB correspond à une intensité doublée :
– une éolienne : 50 dB(A)
– 2 éoliennes : 53 dB(A)
– 4 éoliennes : 56 dB(A)
– 10 éoliennes : ~ 60 dB(A)

Le niveau de bruit diminue avec la distance, donc le niveau sonore des éoliennes modernes est peu perceptible à quelques centaines de mètres. Le bruit n'est donc pas le problème principale. Il faut juste espérer que lors de l'implantation de celles-ci, la distance aux habitations ainsi que le sens des vents soit prix en compte.

D'autres phénomènes sont décriés comme l'ombre portée, les champs électro-magnétiques, voire même des infrasons. Toutes les études pour l'heure n'ont aucunement prouvé d'impacts négatif sur la santé humaine (tout comme aucune étude n'a prouvé que les ondes WI-FI n'avaient d'impacts négatifs sur la santé).

 

2/ Productivité

Voici un grand chapitre. Le but de ce déploiement d'éolienne est de remplacer à terme les centrales thermiques, productrices de CO2. Or nous allons voir que c'est le contraire qui va se produire.

a) Une énergie intermittente
Les éoliennes ne produisent de l'énergie qu'un jour sur quatre!
Une éolienne commence à produire avec un vent d'environ 4 m/s (14 km/h), et se met "en drapeau" à partir de 25 m/s (90 km/h) environ, stoppant sa production.

L'électricité éolienne est une énergie intermittente. Nos ancêtres l'avaient très bien compris, et c'est ce qui a fondé le remplacement des moulins par des machines à vapeur pour la meunerie, le pompage, etc. De plus le stockage de l'énergie, sous forme d'hydrogène ou dans des batteries, se heurte à la fois à des problèmes de coût (il faudrait 7 tonnes de batteries par habitation pour faire face à la consommation moyenne actuelle) et de rendement (70% de pertes pour la filière hydrogène).
Nous sommes donc dans le cas d'une source d'énergie binaire : on produit, ou pas… Donc pour compenser les moments où la production d'électricité par le vent fait défaut, il faut mettre en place un système de production auxiliaire à "démarrage rapide" (par exemple, centrales hydroélectriques ou thermiques). Or presque tous nos barrages hydroélectriques sont occupés à leur production propre : c'est pourquoi la plupart du temps en appoint des éoliennes on construit des centrales thermiques, à fort taux d'émission de gaz à effet de serres : le Danemark, avec 20% d'énergie éolienne est le champion de l'éolien en Europe…mais aussi un des premiers pollueurs par habitant en Europe question gaz à effet de serre!

b) Une production ridicule et indirectement polluante
La France a sur son territoire environ 2000 éoliennes, ce qui représentent à peine 1% de sa consommation en électricité. Donc les 10 000 bâtons d'acier dont on nous menace ne représenteront que 5 à 6%…si la part des autres sources d'énergie n'augmente pas…

Je vous ai parlé du Danemark. Ce pays est le champion incontesté de la maitrise du vent en Europe. Mais sa faible population ne permet pas de faire une comparaison avec notre pays. prenons alors l'Allemagne, également un des pionniers de cette énergie, avec 20 000 machines d'installées. 5%, c'est la part de l'énergie du vent dans la production totale d'énergie en Allemagne, la première source étant le thermique, ce qui fait de l'Allemagne, à l'image du Danemark, un des plus gros pollueurs en matière de gaz à effet de serre en Europe. Nous l'avons vu dans notre dernier point : L’inconstance du vent a contraint ce pays à mettre en service des dizaines de centrales thermiques à charbon, les plus pollueuses de toutes

c) Une énergie au potentiel décroissant
On nous casse les oreilles et les coui**es avec le réchauffement climatique. En quoi cela à un impact? Et bien tout simplement en modifiant les vents modérés dont bénéficie la France.
On nous dit que même en stoppant dès à présent les émissions excessives de CO2 le réchauffement est déjà amorcé et est donc irréversible.
Un rapport commandé par l'ADEME montre que les vents utiles à la production éolienne en France devraient alors diminuer d'environ 10%. Donc à moyen terme et à production équivalente, il faudra plus d'éoliennes avec un seuil de rentabilité plus long, tout en croisant les doigts pour que la situation ne s'aggrave pas!
Une aubaine pour les constructeurs comme GAMESA, qui vendraient plus de turbines…

d) Propagande visuelle
Je vous cite ici un extrait d'un "Coup de gueule d’un ingénieur responsable EDF concernant le 20 h sur TF1" :

Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine-Maritime ? C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 Kms de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur. Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts… quand le vent souffle fort. Ce n'est pas grand'chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il fait très froid.

 

Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de la racheter (et cher).

Mais revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ?

Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud.

C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.

 

Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ?

La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté.

Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, que de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu'il fait – 4 degrés

Alors, tout simplement, on en fait tourner une …en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant!).

Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énergie.

Nous assistons donc à un élan vers l'énergie éolienne. Pourtant celle-ci est vendu très chère à EDF :
– EDF produit son électricité à 0.028€/KWH
– ils rachètent 0.085€ le KWH éolien terrestre….
– …et 0.13€ le KWH éolien marin
Donc pour ne pas perdre d'argent sur ce front là, EDF se rattrape sur notre facture grâce à la taxe CSPE (Contribution au Service Public d'Electricité). Coût estimé pour les utilisateurs : 2.5 milliards d'€.

Nous avons vu tout au long de ce "parcours découverte" que l'éolien ne peut avoir une application à grande échelle sans engendrer des coûts économiques et écologiques cachés. De plus la raison avancé de vouloir baisser notre taux d'émission de CO2 tout simplement de la science-fiction. Grâce à nos centrales hydrauliques et nucléaires, la France est le pays le moins pollueur d'Europe en terme de production d'énergie.
Tous ces milliards que l'on investit dans l'éolien seraient bien mieux utilisé dans la recherche sur le traitement des déchets nucléaires, sur les réactions nucléaires à basse énergie , ou dans le développement d'énergie renouvelable applicables à une production industrielle.

Je tiens également à préciser que depuis des années nous exportons à l'étranger des surplus d'énergie. Nous n'avons donc pas besoin de l'éolien en production supplémentaire, et nous avons vu que sa substitution à des productions polluantes est impossible.

Au nom de l'écologie et de la sauvegarde de la planète, des gens sont prêt à n'importe quoi pour vendre leurs produits.


Plus d'info? Je vous recommande le très technique : Quelle surface faut-il couvrir d'éoliennes pour fournir à la France le courant dont elle a besoin ?