Produire un document dans l’administration ivoirienne relève d’un parcours de combattants. Aujourd’hui est difficile de bénéficier d’un service sans avoir à glisser la main en dessous. Une situation qui est née du laisser allé du fait de la crise. Dans toutes les administrations surtout de l’état les travailleurs veulent arrondir leur fin du mois. Un certificat de nationalité qui se faisait à 2000f CFA vous trouvez toujours quelqu’un qui vous proposera ses services moyennant une somme de 4000f CFA en complicité avec certains responsables de la justice et cela en quelques minutes. Ce qui entraîne une lourdeur administrative car ces travailleurs ne veulent pas se fatiguer pour ce qui veulent passer la voie légale sans dessous de table. Un autre comportement qui rentre dans les mœurs des ivoiriens pour lequel les populations s’habituent. Une situation que les autorités tentent de trouver une solution mais en vain.
 
Des campagnes publicitaires ont été lancées pour lutter contre cette gangrène. Une autre difficulté passer un concours pour l’entrée à la fonction est là encore un véritable fond commerce auquel bon nombre de personnes s’adonnent. Les dessous de tables sont imaginables. Il faut être d’une famille aussi aisée pour parfois réussir à certains concours. Pour cela d’autres familles n’hésitent pas à économiser souvent pendant une année en vue d’aider un des leurs à réussir à un concours. Chaque haute autorité compte une liste de personne qu’elle intègre à une liste d’admission de concours.
 
La compétence des candidats n’est pas mise en valeur. Les candidats sont sélectionnés par leur appartenance ou par les hautes personnalités qui les protègent.. voilà comment les concours de l’état ivoirien sont organisés. Alors qu’il ne manque pas de jeunes compétents et qualifiés pour exercer ces emplois dans ces services publics. Mais malheureusement la priorité sur les critères de personnalités est privilégiée. Il faut reformer les mentalités et l’administration pour que les concours de la fonction publique soient libres et égaux pour tous. Dénoncer tous les personnes corrompues qui retardent l’administration.