Suite à la décision du président de la République Nicolas Sarkozy, permettant à l'executif de nommer le président de France Télévisions, le député socialiste du Nord Pas de Calais, Jack Lang, dénonce une "regression".

Il faut dire qu'après avoir parachuté à la tête de TF1 l'un de ses proches (Nonce Paolini), l'Elysée souhaiterait pouvoir en faire de même en ce qui concerne le groupe de télévision publique. Cette décision présidentielle aurait-elle pour simple but de prendre le contrôle des chaines du groupe? Personne ne peut l'affirmer pour le mment, mais de là à le penser, il n'y un qu'un pas que l'on peut allègrement franchir.

Jusqu'à présent le président du groupe de télévison publique était désigné par le CSA, qui le faisait avec une certaine indépendance. Alors que demain si le président de la République devait lui-même faire ce choix, l'indépendance du média pourrait être remise en cause, ce qui ne serait pas vraiment démocratique et aurait de quoi inquiéter.

Peut-être le président Sarkozy entend-t-il créer une République à l'italienne, en comparaison avec le chef du gouvernement transalpin, qui possède lui même les princiaux médias de son pays, avec toutes les dérivespolitico-judiciaires que l'on connait…

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