Jean Louis Borloo et André Rossinot viennent de relancer la polémique en prenant contact avec Jean Michel Baylet pour "trouver le chemin de la réconciliation des radicaux".

C'est Jean michel Baylet qui, le premier, au lendemain des élections législatives de Juin, avait tendu la main aux radicaux valoisiens, s'attirant ainsi les foudres de ses partenaires de gauche et de certains cadres de son parti.

Jean Louis Borloo et André Rossinot viennent de relever le gant….

Au Parti radical, beaucoup souhaitent ces retrouvailles et pouvoir ainsi gommer ces 30 ans de divorce pour cause de programme commun de la gauche, sous l'ère Miterrand.

Ce rapprochement souhaitable, les radicaux puydomois l'espèrent vivement et il a été au centre des débats qui ont animé leur convention de samedi dernier.


La presse locale présente s'en fait d'ailleurs l'écho:


(La Montagne du 27 août)

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Il n'en va pas de pas de même pour tout le monde et de nombreux cadres du PRG y semblent opposés..

Cette opposition au rapprochement, en local, pourrait être considérée comme circonstancielle ( et elle l'est certainement quelque peu…)

D'ailleurs Franck de Magalhaes, Président Départemental des Radicaux Puydomois est confiant car même si le Parti Radical est associé à l'UMP il a gardé toute sa liberté de réflexion et d'action. Au final seules comptent les valeurs d'humanisme, d'écoute et de dialogue, qui sont les fondements même du radicalisme français

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A première lecture, cette volonté d'ouverture et de réconciliation entre les deux courants radicaux ne semble retenir une attention favorable que de la part de certains cadres valoisiens. En réalité, pour avoir suivi les discussions ici et là, on s'apperçoit qu'elle répond aux voeux de la majorité des militants des deux formations.

Qu'est ce qui peut freiner ce rapprochement?
Les blessures du passé, bien sur mais aussi et surtout le fonctionnement du financement des partis et le chamboulement des habitudes prises pour les investitures, qu'il impliquerait….

Le financement des partis est assuré, pour faire court, par le nombre de candidatures, le nombre d'élus et celui des voix obtenues. S'en suit un apre et très compliqué débat au sein de l "état major de coalition " regroupant les composantes de la gauche et et au sein de celui représentants les composantes de la droite.
La réunification PR/PRG en ferait un parti comptant financièrement beaucoup plus et donc plus fort électoralement ; par voie de conséquence, elle "appauvrirait" les deux grands groupes traditionnellement opposés.

Les investitures, elles aussi, posent problème et sont un frein à ce rapprochement:, car depuis plus de trente ans des accords ont été passés et le maillage en place risquerait d'exploser; beaucoup de suppléants deviendraient des adversaires et bien des cadavres enfouis au fonds des placards risqueraient de ressuciter…

Mais les bureaux politiques des deux partis doivent tenir compte des voeux de leurs militants et, surtout, tirer enseignement de la volonté des français de sortir de ce clivage stérile gauche/droite, clairement manifestée lors des dernières élections présidentielles. Le très fort pourcentage au 1er tour engrangé par François Bayrou en est le signe; essai superbe que ce dernier n'a pas su transformer, car les français ont bien compris qu'il les emmenait, au mieux vers la partie gauche du clivage politique et, au pire, sur la voie du pouvoir personnel.

Alors qui va gagner? Paris ou les militants? Les deux en même temps, j'espère, et la démocratie française en même temps…

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