Au Burundi, dans la province de Gitega en commune Gitega et zone Gitega Rural se trouve une haute montagne appelé Songa. Ce nom de Kirundi, qui signifie en Français sommet, lui a été attribué à cause de son sommet pointu, visible dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, dans les plateaux centraux de ce pays.  Ce sommet est surnommé Nanzara à cause d’une rumeur qui a circulé depuis la fin des années 60 et le début des années 70, comme quoi, à la fin de la première guerre mondiale, les allemands y auraient caché des caisses remplies Roupies. Au dessus de ces caisses il y aurait un fusil automatique qui tirerait directement sur quiconque y accède. D’après la rumeur, des jeunes de cette colline, qui se sont enrichis rapidement dans ces années auraient eu une tactique d’accéder à ces roupies sans se faire tirer dessus.

Vers la fin des années 70 sous le régime du Président Jean Baptiste Bagaza, alors que cette montagne était complètement nue d’arbres, la politique dudit Président a exigé à tous les fonctionnaires de la ville de Gitega et la population environnante d’y planter des eucalyptus. Ce travail a été réussi en moins de deux ans.

La crise burundaise de 1993 a permis aux pécheurs dans les eaux troubles de raser tous ces arbres pour en produire du charbon de cuisson. Cette colline a encore été dans sa case de départ.

Les pierres de construction

 

Après la crise, au début des années 2000 est né une autre catégorie de malfaiteurs, les chasseurs de pierre de construction. Ces gens ont investi beaucoup d’argent pour tracer des routes autours et à l’intérieur de la colline pour avoir accès aux rochers solides qui constituent la colline. Ils ont creusé dans tous les coins, enlevé une large quantité de pierres. Ces routes tracées servaient, non pas au développement de la colline, mais au passage des bennes transportant ces pierres vers la ville de Gitega, qui était et qui est encore en pleine construction galopante.

Il a fallu que les administratifs élus lors des élections de 2005, sous le régime du Président Pierre Nkuruziza, pour former la population, et surtout ces creuseurs de la colline, sur comment récupérer ces pierres, recouvrir les espaces laissées  et replanter de nouveaux arbres. Aujourd’hui ces arbres couvrent encore une fois la colline bien qu’ils soient encore jeunes. Les deux actions vont maintenant de paire.

Le bouillon de crépissage

 

 

La colline Songa, du côté de Rugari Gitamo et surtout sur la colline Taba est aussi riche en bouillon de crépissage de ces bâtiments des riches de la ville de Gitega. Il s’agit d’une découverte plus ressente. Malheureusement, cette fois ci les vides laissés par cette extraction de bouillon ne sont pas couvert. Ce qui est sûr c’est que l’administration est aussi au courant de cette pratique en l’occurrence l’administration de base.

Ils sont malin ces exploitant de bouillon. Comme les espaces dans lesquelles se trouvent ces « mines d’or » de Taba appartiennent à des particuliers, ils leur donne une somme des fois insignifiante d’argent, profitant ainsi de leur pauvreté. Après l’exploitation, les gisements restent à ciel ouvert, les exploitant e cherchent d’autres ailleurs comme dire : « Après moi de déluge ».

La création d’emplois

 

Dès le creusement des rochers de Songa et leur morcèlement en pierres de construction jusqu’à l’affût du bouillon de crépissage sur la sous colline Taba, des chômeurs ont eu du travail et de l’argent à telle enseigne que même des écoliers ont laissé leur scolarisation pour aller travailler durement et gagner de l’argent. Il a fallu le ton du gouvernement de l’enseignement gratuit et obligatoire pour que ce travail reste une affaire de chômeurs adultes.

La taxe de l’Office Burundais des Recettes l’OBR en sigles.

Chaque année, ces exploitants de mines de Songa payent une taxe fixe à l’OBR. C’est la raison pour laquelle ils ne dorment jamais sur leurs lauriers, ils sont tout le temps à  la recherche d’u nouveau gisement, ils sont aussi à chaque minute en train de compter comment payer moins et gagner beaucoup. Tous ces jeux pour que la taxe qu’ils doivent payer soit si insignifiante par rapport à leurs entrées.

Conclusion

Les mines ne sont pas que celles de pétrole, d’or, de diamant, etc.  Chaque milieu conserve une ressource de richesses pour la population. Il faut seulement y penser. En outre il ne faut pas faire le jeu d’après moi le déluge. Il faut songer à d’autres générations futures pour que l’enrichissement des hommes et des femmes d’aujourd’hui  ne crée pas la destruction de l’environnement, l’espoir du monde de demain.