Alors que les vendanges viennent de démarrer dans le beaujolais, en vue de la sortie, le 3ème jeudi de novembre, du célèbre vin nouveau, le Bayrou nouveau va sortir, lui, ce week-end lors de l’université de rentrée  de « son parti », le MODEM.

 

François BAYROU a eu de bonnes idées, mais une stratégie désastreuse et suicidaire. Il a raisonnablement coupé les ponts avec une UMP droitisante, mais son  despotisme a fait fuir la plupart des cadres et élus de son parti, et il s’est retrouvé tout nu devant un François HOLLANDE victorieux qui n’a pas eu besoin de lui tendre sa main et de le prendre à ses côtés.

 

Alors maintenant, François BAYROU est déçu. Et il se rapproche d’un autre déçu (ou cocu, c’est selon) : Jean Louis BORLOO, à la tête de l’UDI.

 

Le problème, en France, c’est que le système politique est bipolaire : la droite et la gauche, soit l’UMP et le PS, avec chacun leurs satellites et, dans les extrêmes, les miettes du Front de Gauche d’un côté, et l’amas populiste du Front National de l’autre.

En France, le centre, c’est le ventre mou. Et tout le monde est un peu centriste. Et comme les élus tiennent plus à garder leur siège qu’à se singulariser (hors quelques exceptions), les valeurs centristes se noient dans le cadre des alliances avec le PS ou l’UMP.

 

François BAYROU a voulu s’éloigner de la droite et s’est rapproché d’une gauche qui n’a pas eu besoin de lui. Jean Louis BORLOO a voulu exister dans et en marge de l’UMP, mais n’a pas été audible, et il voudrait s’en éloigner un peu.

Les deux « pestiférés » se rejoignent donc et veulent unir leurs forces.

C’est perdu d’avance.

Leurs troupes sont trop faibles, et eux trop forts, trop sûrs de leur bon droit, trop individualistes. Deux chefs pour des troupes clairsemées, c’est trop.

Ils vont émettre des propositions certainement intelligentes, réalistes, réalisables, mais ils ne recueilleront pas les suffrages nécessaires pour peser sur les décisions à venir…si un divorce n’intervient pas avant.