Bourde de Chirac sur l'Iran qui rectifie ses propos sur le nucléaire

Dans une interview à trois journaux, le président Jacques Chirac a déclaré que Téhéran serait "rasée" si l'Iran lançait une attaque nucléaire sur Israël, avant, le lendemain, de "rectifier" ses propos, un cafouillage que l'Elysée tentait jeudi de minimiser.

La présidence française a réaffirmé avec force que "la position de la France n'a pas changé" et que M. Chirac avait eu un "raisonnement extrêmement condensé, schématique".

Selon ces journaux, M. Chirac, 74 ans, a déclaré lundi que ce n'est pas tant le fait que l'Iran possède une bombe nucléaire qui serait "dangereux".

Il ajoute: "Où l'Iran enverrait-il cette bombe? Sur Israël? Elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasée".

Mardi, le président a rencontré à nouveau les journalistes et est revenu sur ses propos de la veille, indique notamment le Nouvel Observateur …

 

En revanche, souligne l'hebdomadaire, le chef de l'Etat a maintenu que "si l'Iran possédait une bombe nucléaire et si elle était lancée, elle serait immédiatement détruite avant de quitter le ciel iranien". "Il y aurait inévitablement des mesures de rétorsion et de coercition". "C'est tout le système de la dissuasion nucléaire", a-t-il dit.

Selon l'Elysée, M. Chirac a réaffirmé "la position constante de la France sur l'Iran", à savoir que Téhéran doit suspendre l'enrichissement de l'uranium mais que le dialogue reste ouvert pour permettre à ce pays de se doter du nucléaire civil, s'il décide de coopérer.