Internet, en quelques mois , provoque une certaine auto-excitation, en jouant sur le role d'exhibitionniste-voyeur, qui sommeille dans nombre d'internautes…A chaque nouvel effeuillage, le Buzz est assuré. Des phtographies surgissant du passé, des "amoureux" éconduits livrant en pature la plastique de l'ancienne bien-aimée…

 

marilyn-nue-lit-couleur2.jpgDepuis quelques temps, nous assistons à une recrudescence pernicieuse dans l'exploitation du sexe. De Valérie Bègue en passant pas Laure Manaudou, les coups bas pleuvent. Désormais il vous suffit de mentionner le mot "nu" ou "sexe" pour vampiriser l'attention. La "peoplemania" , nouvelle névrose de ce XXIéme siécle. La presse traditionnelle, en mal d'inspiration, s'invite au festin, illustré par exemple, par la couverture du Nouvel Observateur, exhibant les fesses de Simone de Beauvoir…Curieuse manière de commémorer un centenaire…

Une photographie de Carla Bruni-Sarkozy, une autre de Brigitte Bardot, attisant la convoitise de "collectionneurs" d'un genre particulier. A son époque, Roger Vadim créa le mythe Bardot…Jolie ingénue devenue en quelques malicieux tours de manivelles femme fatale…Une nymphe traversant les années et soulevant toujours le rêve, tout en étant drapée d'une certaine innocence…sulfureuse.

Outre-Atlantique…Marilyn, qui a chaque effet scénique…nous plonge dans la contemplation. D'une bouche d'égoût, d'une jupe qui virevolte..Que se serait-il passé si la magie d'Internet se serait invité à cette époque… Les buzz auraient fourmillé, scotchant l'internaute, plongé dans une forme d'éxotisme, martelant fiévreusement les touches de son clavier…A la quête de la naissance d'un sein ou l'arrondi d'une croupe callipyge.

Maintenant que tout cela parait suranné, pour ne pas dire surréaliste. Le cliché érotique, véritable forme d'art, nous livrant que la part du rêve, est bien lointain.

Libération des moeurs ou tout simplement un retour de puritanisme décadent, poussant l'internaute lambda, a se cacher derrière son écran, fantasmant le temps d'un cliché, d'une vidéo, dans sa solitude de voyeur…Aux aguets, de peur de se faire surprendre dans sa "coupable" passion..A méditer !