Le 5 Mai, le Fonds Monétaire International a publié des perspectives économiques assez favorables pour la région Moyen-Orient Afrique du Nord. Toutefois, le financier Christophe Mazurier, rappelle que la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement met en garde contre des risques géopolitiques dans la région. Par ailleurs, le président du cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, explique que « l’économie mondiale [est] de plus en plus difficile à prévoir »…


Dans le bulletin du Fonds Monétaire International publié au mois de mai, les prévisions de croissance pour l’Algérie, le Maroc et la Tunisie sont assez optimistes. En effet, pour 2015 et 2016, la croissance des trois pays devrait retrouver un certain dynamisme.


Pour l’Algérie d’abord, les experts de Washington estiment que la hausse du PIB sera de 2,6% en 2015 et de 3,9% en 2016, contre 4,1% en 2014. De même au Maroc, les prévisions de croissance seront également supérieures en 2015 (4,4%) et en 2016 (5%), qu’en 2014 (2,9%). Enfin, le constat est le même en Tunisie : Pour les deux prochaines années sera enregistrée une plus forte progression (2,3%, 3%, 3,8%).


Cependant, l’institution considère que cette amélioration reste « modeste » et évoque deux explications aux effets contradictoires : « La forte baisse des prix du pétrole et l’intensification des conflits ». Une analyse assez similaire à celle dressée dans le rapport annuel de la conférence des Nations Unies, qui pointait par ailleurs d’importantes inégalités de développement dans la région.


Dans sa chronique, La montée en puissance des émergents est riche en inégalités, Christophe Mazurier, cite effectivement le document et affirme que « l’Afrique du Nord a souffert d’une forme de rejet qui trouve son explication essentielle dans le contexte géopolitique ». Les récents attentats en Tunisie lui donnent malheureusement raison…


Le Président du cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, ne peut que souscrire aux nuances apportées par les différents experts. D’après le spécialiste, au contraire, la nouvelle donne géopolitique pourrait conduire à « un ralentissement très significatif » pour les pays émergents, même s’il rappelle que « ces prévisions nécessitent une extraordinaire prudence ».