Les candidats aux prochaines élections municipales sortent peu à peu du bois et force est de constater, dans certains cas, des auto-investitures de dinosaures qui laissent peu d’espoir pour les années à venir.

Qui, par exemple, a déclaré récemment : « Tout ne dépend pas de la municipalité mais de l’Etat et de la communauté urbaine où je souhaite ardemment une nouvelle gouvernance. Je veux faire campagne et agir avec une équipe solide, soudée, renouvelée et rajeunie. » C’est le maire sortant de Marseille, Jean Claude GAUDIN qui, à 74 ans, se représente pour un quatrième mandat. Il est vrai qu’il n’a pas fait, au cours des trois premiers, tout ce qu’il aurait pu, tout ce qu’il aurait dû faire pour sa ville et ses habitants. Et combien sont-ils, ces candidats, qui, malgré leur âge avancé, les multiples mandats déjà effectués, continuent de barrer la route à d’autres, plus jeunes ou inexpérimentés, mais qui amèneraient enfin un autre souffle à nombre de communes.

 

Il en va d’ailleurs de même pour d’autres élections. Mais si les alternances politiques au niveau national ont permis un renouvellement à l’Assemblée Nationale et au Sénat, elles sont moins nettes au niveau des communes.

Certains de ces candidats qui s’obstinent à se présenter malgré un bilan mitigé, qui refusent l’idée même de désignation du candidat par la voie d’une élection primaire perdront leur siège, non seulement à cause de la forte capacité de nuisance du Front national lors des prochains scrutins, mais aussi parce que les électeurs ne sont pas dupes.

Les voix des seuls supporters et soutiens inconditionnels ne seront plus suffisantes, et le candidat du refus, dans nombre de communes, saura ravir le siège de certains maires-ventouses.

 

Une fois le non-cumul des mandats électoraux en vigueur, ne faudra-t-il pas réfléchir à une limitation des mandats en nombre et dans le temps ?