On va s’gêner avec la Bande à Ruquier, pendant deux jours à Lyon !

 Votre autoradio, les podcast sur votre PC, le poste dans la cuisine qui vous innonde chaque matin les oreilles des infos les plus joyeuses du pays pendant que vous sortez péniblement de votre tasse/bol/vase/chaudron (rayez les mentions inutiles) de café. Et chaque matin, la fréquence radiophonique. On a tous nos petites habitudes. Certains sont Scorpion ascendant RFM ou s’alignent sur les planètes de Radio Nova, quand d’autres encore ne jurent que par le troisième décan d’RTL ou Nostalgie.

Et Europe 1 dans tout ça ?
Tous les jours, Laurent Ruquier et sa bande de chroniqueurs attendent patiemment que votre perfusion de caféine matinale ait fait son effet pour mobiliser les ondes le temps de deux heures et demi de rire et d’actualité.
Ainsi, de 15 heures 30 à 18 heures, l’animateur/journaliste/auteur (ne rayez aucune mention) entouré de six compagnons de jeux de mots délivrent à vos oreilles une dose de détente et de vannes en fusion.
Depuis leur studio parisien de la rue François 1er, ils amusent depuis des années une France qui conduit, qui travaille, ou qui attend le soir venu pour récuperer l’emssion du jour. La tour Eiffel se fait alors le relai de la bonne humeur.

Et si comme ça, le temps de quelques jours, tout ce beau monde pliait bagage direction la Capitale des Gones ?

 

 

 

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Au cinéma, la machine à écrire a tout pour P(opu)laire

 Depuis le 28 novembre dernier, Régis Roinsard se met en cuisine dans les salles obscures hexagonales pour nous livrer la recette savoureuse d’un film qui fait du bien. Derrière les fourneaux, il pioche parmi les meilleurs ingrédients du cinéma français : un Romain Duris ("Paris", "L’auberge espagnole") assaisonné à l’assureur en quête d’une nouvelle secrétaire pour son cabinet d’assurance, une Déborah François labellisée de quatre prix cinématographiques (dont le prix Romy-Schneider en 2009). Nicolas Bedos, Bérénice Béjo, Miou-Miou ou encore Eddy Mitchell les rejoignent dans ce bain-marie de talent. Régis Roinsard épluche ainsi les Sixties en les faisant revenir dans un bouillon de belle histoire romancée et pudiquement romantique. Au dressage, il dispose au centre de notre assiette une machine à écrire qui réveillera une saveur aigre-douce en titillant les papilles et la curiosité de toute l’asistance. Verdict après dégustation ? On en reprendrait bien une petite louche, de cette intrigue aussi simple que prenante, bien que visiblement rassasiés d’un repas de près de deux heures.
C’est bon pour la santé, c’est sucré, salé, poivré, re-salé, et l’addition arrive comme un joyeux feu d’artifice.

 

Alors, une petite tranche de bonheur sur fond de grand écran et fauteuils rouges, ça vous tente ?

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Alexandre Astier : il obtient son Bach avec les félicitations du public

 
  A la simple évocation de son nom, les inconditionnels du genre scanderont dans la seconde "Kaamelott", "La poulette", "C’est pas faux", ou encore "Sir, on en a gros" (liste non-exhaustive – l’énumération de la totalité des répliques cultes de cette série menaçant de faire planter le serveur).
Couronne royale vissée sur la tête pendant plusieurs années, Alexandre Astier l’a pourtant récemment troquée contre un costume de réalisateur grand écran, dirigeant et accompagnant dans son premier long-métrage l’actrice Isabelle Adjani.
Véritable artiste-couteau suisse (bien que Lyonnais d’origine), c’est plus récemment encore que le public a pu découvrir une autre teinte de sa palette de talents. Sur les planches, seul en scène. "Que ma joie demeure".  Une pièce de théâtre, un one-man-show retraçant ses grandes années de conservatoire avant son arrivée sur nos petits écrans ? Rien de toute cela. Quoique…

Pour sa première apparition théâtrale solo, Alexandre choisit de rendre un hommage 100 % Astier au grand Jean-Sebastien Bach. Campant son personnage dans un décor aussi épuré que fort de sens, le comédien lui tape cordialement dans le dos et donne à voir au public une facette du musicien baroque que personne (ou peu) ne connaissait de lui.
Efficace ? Et comment !

 

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Arnaques au logement : Superbe T2 avec eau courante et vue dégagée sur votre compte en banque

      Un déménagement… 

D’un côté, la perspective des cartons, emballer vos souvenirs avant de faire le ménage entre vos futurs ex-quatre murs. Et de l’autre, la recherche d’un nouveau cocon. 

De nos jours, rien de plus simple. Une petite tape dans le dos de ce cher Google et le voilà qui vous dégobille une liste impressionnante de sites ne demandant qu’à accueillir votre armoire qui prend trop de place et votre envie de vue dégagée. Tout commence donc comme dans un conte de fées des temps modernes. Vous avez toutes les cartes en main, et Blanche-Neige en a même des envies de tartes aux pommes. 

 

Seulement voilà, la Reine des embrouilles et les pépins qui l’assaisonne ne sont jamais très loin.


Ainsi, dans cette jungle immobilière où les offres de location grandissent de concert avec l’augmentation de leur coût, la pointure des fraudeurs a su se faire une place au coeur de ces hautes herbe, vous guettant et attendant le moment idéal pour vous la couper sous le pied.
Retour sur le business crapuleux du "paillasson virtuel".
Après vous.

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Si vous l’avez « croisé dans le métro », votre vie pourrait soudain prendre des allures de roman

 Chansons, romans et autres productions cinématographiques ont ceci de formidable qu’ils peuvent tutoyer les fantasmes romantiques en le rendant d’un réalisme ahurissant. L’imaginaire comme langue maternelle, le monde artistique se joue ainsi des éléments d’une réalité que l’on voudrait plus que palpable. J’en veux  pour preuve les légendaires expressions « C’est comme dans les films », ou encore « On se croirait dans un roman à l’eau de rose ».

Figurant au sommet du top 5 des situations regroupant la totalité de ces caractéristiques – si ce n’est plus : les retrouvailles entre nos deux héros que tout un chacun juge jusqu’au dénouement tout bonnement impossibles. Et pourtant.
Si l’imaginaire s’invite à aller plus loin que la réalité, c’est qu’elle connait les limites de cette dernière. Jusqu’à ce qu’une adresse internet mêle les deux.

En voilà une idée qu’elle est bonne.  

 

 


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Le baiser de Marseille : quand l’ombre de Doisneau illumine les débats de société

 Une ville, une manifestation, un instant, un photographe, un buzz érigé au rang de symbole. Voilà ce que l’on peut retenir de la journée du 23 octobre dernier, date choisie par l’association Alliance Vita pour organiser à travers la France pas moins de soixante-quinze manifestations contre l’adoption pour les parents homosexuels. 


Son slogan "Un papa, une maman, on ne ment pas aux enfants" fut scandé dans tout l’Hexagone afin de coller à l’objectif premier de l’association : "protéger l’enfant".


Que se passe-t-il alors lorsqu’au coeur de la manifestation marseillaise, deux de ses participantes jugeant le discours tenu un peu trop radical décident – sur le ton de la "rigolade" – de s’échanger un baiser d’une poignée de secondes au beau milieu des militants, le tout devant l’objectif très spontané d’un photographe de l’AFP ?

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« Bref », on débarque en chair et en os dans un quintet de Fnac en France.

Bref. Ce soir j’me suis dit : "Tiens, et si tu regardais sur le site de la Fnac qui vient prochainement en séance de dédicaces ?". J’me souvenais de ma photo aux côtés d’Amélie Nothomb en décembre 2010. Et comme c’est plutôt agréable intérieurement de rencontrer des gens qu’on admire, j’ai eu envie de renouveler l’expérience. Alors j’ai cherché. J’ai demandé à Mr Google "Fnac Lyon Bellecour ?". Rien. Tapé "Rendez-vous Fnac Lyon". Toujours rien. Enfin si, un type sans doute très talentueux qui vient dédicacer en littérature jeunesse. Mais il a pas de chapeaux aussi classes qu’Amélie Nothomb. "Rencontres Fnac Lyon Bellecour". Non plus. Ah si, ça mord. J’ai fait descendre la page, remonter, redescendre, et remonter un peu pour être sûre de ne rien avoir loupé. J’étais qu’à moitié emballée. Redescendre. Et c’est là que j’ai vu l’info. L’équipe de Bref. En novembre. A Lyon. Au début j’y ai pas cru, après j’y ai cru, puis j’y ai re pas cru. Alors j’ai lu la suite, dessous. Et là j’y ai vraiment cru.
Bref, des fois j’ai des idées cool.

 

 

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Plonger au coeur de l’Aventure Michelin ? Une idée clermontoise gonflée !

 

Clermont-Ferrand, son équipe de rugby bleue et jaune, ses volcans endormis mais fascinants, ses stéréotypes auvergnats piquants, et l’une de ses plus grandes fiertés : le groupe Michelin.

Si les premières images qui vous viennent avoisinent un pneu, un bibendum et les meilleurs restaurants de France, vous êtes sur la bonne voie. Sans doute les enfants les plus connues de cet empire auvergnat, l’univers Michelin a pourtant donné naissance à bien d’autres éléments de la vie quotidienne, que l’on oublie souvent, de rattacher à cette entreprise chargée d’histoire. par ignorance peut-être

Quoi de mieux qu’une petite visite aussi ludique qu’animée dans la capitale auvergnate pour en apprendre de bien belles sur les pères des (peut-être) quatre roues de votre voiture ?

En piste !

 

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Laurent Baffie « Les Bonobos » : du théâtre qui part dans tous les sens !

 

 Le muet, le sourd et l’aveugle. On ne présente plus les Singes de la sagesse, symbole de la mythologie asiatique également appelé « Les trois petits singes ». Combien d’entre nous en possédons d’ailleurs une représentation « biblotisée » quelque part dans une vitrine ou sur une étagère de salon ? Si l’Histoire ne dit par ailleurs pas si ces derniers appartiennent à la famille des Bonobos, Laurent Baffie se permet un astérisque de choix en  le précisant.
Ainsi, connus pour leur activité sexuelle très développée, l’animateur de radio et télévision fait de cette caractéristique le nerf de sa pièce, jouée pour la première fois le 9 septembre 2011 au Palais Royal de Paris.

« Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ». Laurent Baffie se joue des codes théâtraux afin de mettre en scène et en relief cette maxime picturale. Entouré de comédiens de talent (Caroline Anglade, Camille Chamoux  et Marc Fayet pour ne citer qu’eux), l’auteur et acteur s’emploie à mettre tous les sens des spectateurs en éveil dans une pièce au rythme très soutenu, finalement aussi drôle et « Baffienne » que touchante et humaine.

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« Cinquante nuances de Grey », d’E.L James : le challenge du pire


Peut-être avez-vous eu vent de ce roman d’E.L James, Cinquante nuances de Grey, savante mixture (s’il en est) érotico-sado-maso-soft, déjà vendue à quelques 20 millions d’exemplaires sur le seul sol américain et fraîchement arrivé en France.

Nourri aux stéréotypes, style aussi plat que le Pays et autres situations téléphonées, les médias ne manquent pas de se faire les griffes sur ce concept né de l’adaptation – par les fans – de Twilight, en en détournant le scénario. Tout le monde en parle, comme dirait Ardisson, mais rarement dans un registre élogieux.

Et en ce sens-là, je suis plutôt ravie. Car si de nos jours, pour vendre des millions de livres à travers le monde il suffit de mixer deux personnages réunissant plus de stéréotypes qu’un coiffeur gay adoptant un chihuahua à paillettes, des dialogues au raz des paquerettes et des situations qui font vibrer la ménagère moyenne, beaucoup d’entre nous pourraient rapidement se reconvertir en machines à best-seller.
Offense ne pouvant, cela dit, être faite à l’auteure, qui a eu tout le flair de percevoir la voie royale vers le phénomène (souhaitons-le pour autant aussi éphémère que possible).  

Ainsi, partout (ou presque) peut-on lire : "Vos enfants lisent Twilight ? Vous lirez Fifty Shades of Grey." La toile regorge d’articles sur le roman de tous les débats. Le site Evene y consacre d’ailleurs une chronique au bien-fondé sans appel puisque basée sur vingt citations "ridicules" tirées du livre. Mention spéciale pour l’une des pépites : "Le brushing post-coïtal lui va bien". Que tous les amoureux de la littérature s’arrachent une poignée de cheveux ! A mon top, vous êtes prêts ?

Véritable droguée des mots, et songeant que ce roman peut tout à fait apparaitre comme une parodie de lui-même, l’idée a fait son petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que mon encéphale me livre un exercice qui m’a profondément amusée et que j’aimerais partager avec vous, le temps d’une nouvelle. Puisque Twilight se destine à la "première" génération et "Cinquante nuances de Grey" à la deuxième, "Cinquante nuances de Niais" est né en hommage à notre troisième âge adoré, avec tout ce qu’il faut de second degré, parodie syntaxique, et de "finalement, peut-être que moi aussi j’peux le faire".

 

 

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