A ses hommes:
"Je vais réciter un magnifique poème, écoutez-le. Toi le Mollah tu n’ y comprendra pas grand chose, mais ce n’ est rien."
Le Commandant Ahmed Chah Massoud était un homme populaire et aimé de tous dans son pays. Un homme intègre, combattant de la Liberté dans un pays où simplement vivre était loin d’ être chose facile.
Ce texte n’ est composé bien sûr que de tout ce que j’ ai pu voir et lire à son sujet.

Chef de guerre contre l’ invasion Soviétique durant les années 80, farouche opposant au régime Taliban, celui pour qui la délivrance de son peuple opprimé était la seule condition pour déposer les armes n’ aura pas eu la gloire et l’ honneur de mourir au Combat.
L’ Afghanistan d’ aujourd’ hui n’ est certainement pas celui des  rêves du  "Lion du Panshir". Dévasté par les guerres, le pays est devenu un immense champ rocailleux ou les mines anti-personnelles russes rendent les interminables marches un peu plus difficiles.
Ce triste jour du 09 Septembre 2001, celui où le seul homme capable d’ agir en faveur de son pays fut assassiné, et aussi le seul jour où l’ on pu voir des larmes sur les visages des hommes Afghans, une première dans ce pays où il est coutume de garder son chagrin pour soi.

Assassiné par deux Terroristes d’ Al Quaîda, pour qui, selon certaines sources, le Commandant Afghan représenterait un allié fidèle de Etats-Unis au sortir des Attentats du 11/09, Massoud reste le seul chef de guerre Afghan opposé aux Talibans et à la présence de l’ Organisation terroriste dans son pays. Parlez de l’ Afghanistan aux musulmans intégristes d’ aujourd’ hui, ils vous répondront que c’ est un pays où vous pourrez vous balader avec votre Kalachnikov à main sans que personne n’ ai rien à y redire, et pratiquer l’ Islam comme bon vous semble. De quel Islam s’ agit-il ?
Certainement pas celui Ahmed Chah Massoud. massoud

L’ Organisation terroriste va finir par atteindre son but: coloniser le pays, offrir des refuges à ses dirigeants tel Ben Laden, disposer de tous les camps d’ entraînements du pays poru former ses tristements célèbres kamikazes et autres combattants.
L’ Afghanistan est devenue une chasse gardée, une province du Pakistan extrémiste, essentiellement parce que l’ Occident n’ a pas suivi Massoud attend. et s’ est réveillé trop tard. Trop occupé à gérer ses intérêts commerciaux dans la région, personne n’ a pris la menace terroriste au serieux. L’ oppression et les exécutions dans les stades, n’ y changeront rien. Les Talibans détruisent les communications et l’ éducation, annulent les droits fondamentaux des femmes, terrorisent la population et impose la Charia.

Il aura fallu qu’ ils s’ attaquent au passé de l’ Afghanistan en détruisant d’ anciens édifices bouddhistes pour que la communauté internationale décide enfin d’ intervenir. Et invite Massoud au parlement Européen, lui reconnaissance ainsi la légitimité d’ être le sauveur de son pays. Un geste symbolique. Massoud plaidera en faveur de son pays, expliquant la menace que représente les Talibans dans son pays, et son discours semblera annoncer quelque chose de grave comme les évènements du 11/09. Il payera d’ ailleurs de sa vie cet appel vers l’ Occident. Accueilli en libérateur révolutionnaire, l’ Europe ne prend pas vraiment au sérieux la menace terroriste évoquée par Massoud.

Il rentre en Afghanistan, quelque peu décontenancé, et très déçu par les programmes de lutte contre le terrorisme des pays du Nord. Au final, Massoud passe pour le mauvais musulman qui est allé réclamer l’ aide de l’ Occident. La conclusion intervient ce 09 Septembre, quand deux terroristes passant pour des journalistes marocains font exploser l’ abri où Massoud les avaient accueillis pour une hypothétique interview.

Fin de l’ histoire. L’ Afghanistan devient le terrain d’ entraînement d’ Al Quaïda et des Talibans. Et aujourd’ hui, malgré la "timide" présence des armées occidentales sur son sol, vivre en Afghanistan est bien plus difficile qu’ avant.

massoud"En 1990, je le voyais comme un fondamentalisme musulman. Mais à la fin de sa vie, il avait changé. C’ était un homme sans ambition personnelle, qui n’ avait pour seule intention que de libérer son pays et les siens."

"…je lui ai posé cette question: lorsque tu auras libéré ton, pays, que la paix sera revenu, et que des élections seront possible, quelle sera la chaise que tu te réserves?
Il m’ a répondu…celle du petit instituteur du village.
"