Quand le Manga réinvente les Grands Classique de la Peinture – Avis

Dans un monde de plus en plus connecté, il semble paradoxal de constater que l’art traditionnel occupe une place de plus en plus importante. Dans les publicités, dans les jeux vidéo et ailleurs, on voit régulièrement des œuvres d’art anciennes ou contemporaines. Je vais donc vous parler d’un livre qui veut revisiter de grands tableaux façon manga. Continuer la lecture de « Quand le Manga réinvente les Grands Classique de la Peinture – Avis »

Moi et François Mitterrand : un des évènements les plus attendus de l’année !

Cette année vous avez envie de culture et de connaître, avant tout le monde, les évènements où il faut être ? Ça tombe bien, on vous présente les 3 spectacles les plus attendus de l’année 2017 à ne surtout pas manquer !

1. Le spectacle le plus drôle du moment : MOI ET FRANÇOIS MITTERRAND

Olivier Broche interprète Hervé, un type naïf et banal qui croit, naïvement, correspondre intimement avec François Mitterrand. Hervé vient de rompre avec Madeleine et il choisit d’en parler au président qui lui répond une lettre type : « vos remarques seront prises en considération… ». C’est un échange fantasmé entre un type qui vient de perdre sa compagne et le président. Il commence alors un échange épistolaire dans lequel il va raconter sa vie, ses déceptions, ses joies au président François Mitterrand. Hervé pense côtoyer les maîtres du monde… Moi et François Mitterrand est un spectacle hilarant à voir absolument cette année !

Découvrez la bande annonce !

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A partir du 28 janvier 2017 à 19h à la Pépinière Théâtre actuellement

du mardi au samedi à 19h à partir du 1er mars 2017

du mercredi au samedi à 19h et dimanche 15h

2. La Flûte Enchantée (Die Zauberflöte) ou Le retour de Mozart

A l’opéra Bastille, vous aurez l’occasion unique de réécouter un des chefs-d’œuvre du compositeur autrichien Wolfgang Amadeus Mozart. L’orchestre de l’Opéra national de Paris présentera une version raffinée de cette magnifique fable allégorique. Le spectacle est en langue allemande pour respecter l’authenticité de l’œuvre. Vous pourrez ainsi suivre les péripéties de la princesse Pamina accompagnée de la flûte enchantée et de clochettes magiques !

Opéra National de Paris – Opéra Bastille

du 23 janvier au 23 février 2017

Place de la Bastille

75012 Paris

De 215 € à 70 €

3. Bharati 2 : dans le palais des illusions

C’est après un succès incroyable pour la première version que Bharati revient avec « Bharati 2 dans le palais des illusions ». Ce sont 2,5 millions de personnes qui se sont réunis pour voir la première version. Cette version présentera un voyage féérique au pays de Bollywood avec des danseurs et costumes exceptionnels. Attendez-vous à prendre plein les yeux !

Opéra – Grands Boulevards – 2e Arrondissement

du 17 janvier 2017 au 23 février 2017

1 boulevard Poissonnière – 75002 Paris

 

La méthode Push-Pull dans votre potager

Comme beaucoup, vous en avez assez de consommer des fruits et des légumes assaisonnés aux pesticides et vous avez donc décidé de les cultiver vous-même, histoire de contrôler ce que vous manger ? Alors vous vous y mettez, vous réalisez un joli potager, sans apport de pesticides, ni d’engrais. Un joli petit potager naturel, où de jolis petits légumes apparaissent, grandissent, commencent juste à mûrir…. et pourrissent! En effet, vos légumes chéris attirent d’autres petites bêtes, qui, en plus de les manger, leur transmettent des maladies, et ne vous laissent presque rien…

Une solution? L’agroécologie pardi! Cette façon innovante et intelligente de penser l’agriculture n’est pas destinée qu’aux professionnels. Vous aussi, dans votre petit carré, vous pouvez appliquer ces formidables préceptes. Parmi les nombreuses pistes à explorer : la méthode Push-Pull ou stimulo-dissuasion.

Cette technique a été développée par l’entomologiste indien, Zeyaur R. Khan, de l’ICPE (International centre of insect physiology and ecology). Elle consiste à éloigner les indésirables des plantes comestibles, soit en plantant à proximité d’elles des plantes répulsives, soit en les attirant vers d’autres plantes qui ne vous intéressent pas. Vous pouvez aussi attirer des auxiliaires, toujours grâce à des plantes. Ces derniers se feront un plaisir de vous débarrasser des bébêtes importunes.

Evidemment, mettre en place une telle technique demande quelques connaissances. Mais de nombreux ouvrages et sites internet vous fourniront des pistes d’association à tenter chez vous.

Un des exemples les plus connus, les œillets d’indes  repoussent les ravageurs qui s’attaquent à vos tomates. Et en plus, ces jolies fleurs très simples à faire pousser, attirent les syrphes, qui sont de grands consommateurs de pucerons.

Syrphe (Syrphidae sp.) sur des fleurs d'apiacées (Apiaceae sp.).
Syrphe (Syrphidae sp.) sur des fleurs d’apiacées (Apiaceae sp.). Source : Wikipedia

Beaucoup d’autres idées d’associations sont disponibles sur le web. Quelques sites :

http://www.tous-au-potager.fr/

http://www.jardiner-autrement.fr/

Il ne vous reste plus qu’à chercher ce qui vous convient, et pourquoi pas, tester vos propres associations …

Laurent Courbin, un entrepreneur à la tête de Technikart

A priori, rien ne prédisposait Laurent Courbin, patron du groupe Ateo Finance, une société spécialisée dans la finance, à prendre les rênes de Technikart, magazine iconique du monde culturel hexagonal. Entre le monde fermé et feutré de la finance et l’univers culturel bouillonnant dans lequel baigne Technikart, le hiatus aurait pu sembler bien trop important. Or, depuis l’arrivée de Laurent Courbin à la tête du mensuel culturel, le renouveau de Technikart est au rendez-vous.

Le lectorat de Technikart, que l’on dit communément urbain, jeune, dynamique et en quête d’une expérience culturelle, artistique et littéraire s’inscrivant par-delà les sentiers battus de la pensée conformiste, semble aujourd’hui se réjouir de la vitalité retrouvée de Technikart. La communication digitale de Technikart est multicanale et les réseaux sociaux sont utilisés comme autant de vecteurs pour renouer avec le lectorat traditionnel du magazine ; qui ces derniers mois semblait quelque peu douter des capacités de résilience du magazine.

En ce sens, l’arrivée de Laurent Courbin, outre la dynamique qu’il a su impulser à une rédaction en quête d’une nouvelle orientation stratégique, aura permis de pérenniser l’avenir d’un média qui occupe depuis plus de deux décennies une position à la fois singulière et originale dans le petit monde des médias branchés, à l’avant-garde de la scène française. Il faut dire que tout n’a pas toujours été rose chez Technikart. Il n’y a pas plus tard qu’un an, le magazine iconique des années 2000, dans une situation financière difficile, n’était pas en capacité de publier le magazine du mois d’octobre. Le résultat, une arrivée providentielle de Laurent Courbin, qui, à défaut d’être le messie, n’en a pas moins apporté une vraie bouffée d’air frais à Fabrice de Rohan-Chabot et à son équipe.

Le magazine n’a cependant pas attendu l’arrivée de l’homme d’affaires français pour jouer du positionnement décalé qui lui va si bien. Oscillant entre un positionnement résolument décalé et un goût plus ou moins prononcé pour la provocation, cet esprit innerve les comptes Twitter, Facebook et Instagram du magazine. Certes, le mot est aujourd’hui pour le moins galvaudé, mais la communication digitale de Technikart, telle qu’elle se déploie depuis plusieurs mois, n’hésite pas à flirter avec les thématiques fertiles et créatrices du surréalisme.

Technikart s’est toujours joué des conventions, et a forgé sa réputation sur sa capacité à briser les codes et les tabous de notre société. D’aucuns, pour qualifier le positionnement de Technikart dans le monde des médias français, parlent d’un trendsetter, ou autrement dit, d’un magazine capable de faire et défaire les tendances de notre temps. Voir loin, être dans le coup d’après, tout en étant capable de porter un jugement critique, voire acerbe, sur les modes du temps présent, telles sont en somme les deux piliers sur lesquels repose l’édifice Technikart.

Certes, ces piliers sont fragiles, et ces derniers mois, les problèmes financiers qu’a connus Technikart avaient semé le doute sur ses capacités à renouveler son modèle pour répondre aux nouveaux enjeux relatifs au monde médiatique. Le rachat du magazine culturel par Laurent Courbin a ainsi permis d’offrir une stabilité retrouvée au magazine culturel décalé. Le développement de Technikart peut se faire désormais sur des bases solides et pérennes, et devrait ainsi permettre d’étayer durablement le positionnement original de Technikart.

CARRE D’AS pour BORDEAUX …

Ses vins … parmi les plus grands noms de châteaux de la planète et des millésimes que les amateurs de nectars du monde entier s’arrachent …

Son Maire … aimé de ses concitoyens qui l’ont mandaté à plus de 60% car ils savent ce que l’embellissement et le bien vivre en ville lui doivent …

Son architecture d’avant, d’aujourd’hui et de demain saluée par l’UNESCO …

Sa culture, enfin, foisonnante et trépidante même si, et c’est l’objet essentiel de cet article, de sérieuses réflexions s’imposent …

 

 

"Les axes forts de la cité idéale :

à une cité de médiation culturelle faisant un effort constant de revalorisation de son tissu associatif culturel local et renforçant sa visibilité dans l’espace urbain, en les transformant en lieu de vie et de partage pour les habitants du quartier développant même des « ateliers de libre expression artistique » : « en mêlant culture et action socioculturelle, la cité idéale entretiendra la dynamique d’échange entre les habitants d’un même quartier, le sentiment d’appartenance, l’appropriation de leur espace public et l’insertion sociale ». Cette médiation concernant aussi les grandes institutions culturelles via les nouvelles technologies.

à Une cité créative et innovante qui accorde sa priorité à la création. Porte un regard nouveau aux cultures « underground » qui seront encouragées. La collectivité menant des actions fortes pour soutenir et intégrer les artistes amateurs dans le paysage culture.

à Une cité qui intègre l’art dans le projet urbain et développe des quartiers thématiques tels que : création contemporaine et nouvelles technologies, musique, livre, théâtre…

à Une intervention publique mobilisatrice de la « Mairie » constituant une plateforme globale d’échanges et de débats. L’entité publique apparaissant comme l’animateur de cette plateforme et comme coordinateur des évènements culturels organisant une collaboration des opérateurs avec pour rôle de « tenir ensemble, avec intelligence, toutes les volontés culturelles de la cité » et elle endossera également le « rôle d’observateur, en se constituant comme un laboratoire d’idées novatrices en effectuant des travaux de prospective ».

à L’évaluation

Elle est systématique et indépendante dans la cité idéale. Elle a pour objectif de veiller à ce que les ressources disponibles soient allouées de façon optimale et de permettre d’améliorer et de corriger la conception ou les conditions de mises en œuvre des actions participant ainsi au processus démocratique.

En conclusion :

Une cité culturelle toujours « en chantier », mobilisée par l’innovation et les projets porteurs de sens pour les communautés, fortement « numérique », maîtrisant son image, rythmée de festivals !"

C’est le cas actuellement … Bordeaux bouge et les bordelais ne sont pas insensibles à toutes les propositions culturelles et artistiques, denses et se "chevauchant" parfois …

En ce moment et après les grandes fêtes populaires du printemps/été, les théâtres et autres lieux de spectacles ivres d’idées … C’est la saison de la foire aux plaisirs ( la fête foraine, sa grande roue et ses attractions toujours plus sensationnelles …) et Novembre bientôt qui en clin d’œil à SIGMA précurseur des arts nouveaux et des idées surprenantes, offre son festival chaque année plus novateur, plus conquérant, plus fédérateur … Voyons un peu ce qui s’y cache …

 

« …on dirait le sud »

Novart confie à Catherine Marnas, Directrice du Théâtre National de Bordeaux la conduite artistique de la 11ème édition du festival

18 novembre au 6 décembre 2014 … dehors, sur quelques places et dedans sur quelques scènes triées sur le volet créatif … et normalement fédératrices.

  La Manufacture Atlantique, Le Cuvier-CDC d’Aquitaine, l’Opéra National de Bordeaux, l’Office Artistique de la Région Aquitaine / OARA, Pessac en Scènes, la M270 (Floirac), le Glob-Théâtre, le Carré-Les Colonnes (Blanquefort), le Théâtre Jean-Vilar (Eysines), le Théâtre des Quatre Saisons (Gradignan), Le Rocher de Palmer (Cenon), le Casino-Théâtre Barrière, Proxima centauri, la Rockschool Barbey…

Durant 18 jours … en soirée surtout … 40 spectacles seront proposés, souvent inédits et toujours "décoiffants" … originaux.

J’ai particulièrement remarqué :

  Le chorégraphe Faizal Zeghoudi, à la suite d’un voyage récent en Algérie porte un regard sur le changement de la société contemporaine algérienne et le rapport différent au corps féminin dans sa nouvelle création, Chorégraphie de la perte de soi.

 Tragédie, qui avait fait sensation lors du Festival d’Avignon 2012. L ’humanité en marche, à travers la nudité  exprime la perte d’identité et devient urgence, danse, transcendance, tragédie.

  Radhouane El Meddeb présente au TnBA, théâtre du Port de la Lune le spectacle « Je danse et je vous en donne à bouffer », une performance chorégraphique et culinaire, faisant appel à tous les sens, où le spectateur pourra déguster à la fin du spectacle un couscous préparé et « dansé » sur scène. 

      L e théâtre politique, critique et jubilatoire du hongrois Árpád Schilling (The Party/1ère en France), “De Marfim e carne – as estátuas também sofrem” (Bomba Suicida), “Julia” (Strindberg retranscrit à Rio par Christiane Jatahy).

 

Voilà tout un programme fait de questionnements et de découvertes originales à déguster comme le bon vin de Bordeaux et là, sans modération …

 

     Lundi prochain, lors de la séance mensuelle du Conseil Municipal de la ville, le nouvel et très jeune élu Adjoint au Maire à la Culture, Fabien Robert,  proposera au Maire et à ses collègues toute une large réflexion autour du DOC … Une palette de propositions pluri culturelles et souvent originales dont je vous reparlerai …

 

BORDEAUX, "La Belle Endormie" des décennies passées est dans une belle phase de réveil ! 

 

 


 

 

 

Culture & Internet : nouveaux financements et sacrifices…

La possible arrivée de Netflix en France commence à inquiéter; en effet, après de multiples rendez-vous à l’Elysée, l’entreprise américaine regarde avec convoitise le marché européen. Alors que les acteurs traditionnels de la culture et de l’audiovisuel (TF1, Canal+, M6…) se sont insurgés rue de Valois depuis longtemps, tous les acteurs de l’Internet voient désormais d’un mauvais œil la venue de ce passager clandestin qui pourrait briser la neutralité du Web…

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Cultiver ses légumes depuis son ordinateur ? C’est possible !!!

 


Qui n’a pas dit un jour "Oh ! La chance qu’ils ont d’habiter à la campagne !" Cela sous-entend de bénéficier encore d’un air moins pollué, de vivre à un rythme moins oppressant, de consommer des produits naturels, achetés chez des producteurs locaux.

Eh bien amis citadins, que diriez-vous de cultiver vos propres légumes, de les choyer, de les admirer quand bon vous semble et ensuite de les consommer, tout cela depuis votre fauteuil de bureau, et même si vous vivez en appartement, sans le moindre lopin de terre ?
Sachez qu’un génial concepteur de site internet a désormais rendu cela possible.
L’homme s’appelle Thierry Desforges, il est fils d’agriculteur et a eu l’idée de génie, de créer un site original : monpotager.com.

Quel en est le principe ?
Sur une plateforme en ligne, les clients peuvent tout simplement eux aussi s’improviser agriculteurs, en louant une parcelle de terre de la taille de leur choix et en choisissant les variétés de fruits ou légumes, qu’ils souhaitent cultiver virtuellement. Le forfait est mensuel.
Ensuite, il suffit de se connecter pour suivre leur croissance.
De plus, un envoi régulier de photographies et de notifications, permet de les voir pousser.
Puis, les fruits et légumes arrivés à maturité, seront acheminés jusqu’à leur "propriétaire terrien", dans le point relais le plus proche de chez eux.

C’est après avoir été Directeur de marketing dans le secteur de l’agriculture, que Thierry Desforges à eu l’idée de créer le projet monpotager.com, dans le but d’optimiser les exploitations maraîchères et de permettre aux agriculteurs de s’assurer de meilleurs revenus.
Bien entendu, les fruits et légumes ainsi cultivés et envoyés à domicile sont 10 à 15 % plus chers que ceux achetés dans le commerce, mais leur qualité est nettement supérieure, car les maraîchers partenaires sont triés sur le volet et les engrais naturels.

Bien que la start-up, basée pour l’instant en région lyonnaise et parisienne, n’ait vu le jour qu’en 2013, la mayonnaise semble prendre, car le site monpotager.com compte déjà 1900 inscrits et 200 abonnés.
Thierry Desforges table sur 1000 abonnés dès cette année et a déclaré, je cite : "nous sommes en train de développer une interface permettant aux consommateurs de troquer leurs fruits et légumes."

Pour ma part, je souhaite le plus bel avenir à monpotager.com.

(Sources Daily Geek Show)

La culture, vecteur d’emplois et de croissance

 On l’oublie souvent, mais la culture est un énorme vecteur d’emplois et de croissance économique. De trop nombreuses personnalités politiques plaident régulièrement pour la fin des subventions afin de rééquilibrer les finances publiques. Or, ces subventions rapportent bien plus qu’elles ne coûtent. En effet, aussi bien les institutions publiques (opéras, musées…) que les grands acteurs du secteur et du numérique (Orange, Vivendi…) ont un impact largement positif sur leur environnement économique. Par exemple, à l’Opéra de Lyon, pour 29 millions d’euros de subventions, les retombées économiques s’élèvent à 80 millions.

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Et si de l’agriculture au grand banditisme il n’y avait qu’un pas ?

 


Lorsque j’ai entendu cette information à la radio, j’ai crû à une blague, car je ne pensais pas que l’homme, ou plutôt quelques hommes qui règnent sur d’autres, en arriveraient dans le seul but de s’enrichir, à pénaliser des agriculteurs dont la profession, on le sait est déjà en crise.

Je me suis donc documenté et le résultat de mes recherches m’a effaré !
Figurez-vous que le 20 novembre 2013, des sénateurs ont adopté à l’unanimité un projet de loi sur la contrefaçon, qui s’étendrait cette fois à l’agriculture !
En effet, une pratique millénaire connue sous le nom "d’obtentions végétales" qui consiste pour un agriculteur à multiplier des graines qu’il a dans un premier temps achetées via l’industrie semencière, afin de les ressemer et ainsi récolter de nouveau, sans faire l’acquisition de nouvelles semences.

Qui ne se souvient de nos grands-parents, qui faisaient sécher des graines de légumes récoltés et les semaient l’année suivante dans des carrés de terreau, avant de les repiquer en pleine terre ?
Je me rappelle pour ma part, de l’avoir fait avec mon petit plantoir et d’être venu chaque soir à la fraîche, les arroser délicatement…
Eh bien au même titre qu’un voyou ferait des contrefaçons de sacs de luxe ou de parfums, ou qu’un faussaire produirait de la fausse monnaie, les agriculteurs ou encore les jardiniers du dimanche, s’exposeront dès 2014 à de sévères sanctions s’ils continuent à procéder à "l’obtention végétale".

Je cite un des passages du texte de loi adopté : "s’émanciper des droits de propriété détenus par les grandes firmes semencières sera désormais un délit"
La coordination rurale s’insurge d’un autre passage de cette loi disant, je cite : "
"La contrefaçon est souvent le produit de l’exploitation d’être humains et du travail illicite et participe au financement de nombreuses organisations mafieuses et terroristes. Les agriculteurs qui utiliseraient des semences de ferme sur leur propre exploitation seront assimilés, à des criminels en réseau."
Les promoteurs de la loi répondent simplement qu’il s’agit de protéger des entreprises.
Il faut savoir que depuis 2011 déjà les agriculteurs se doivent de payer une redevance appelée "contribution volontaire obligatoire", pour conserver l’autorisation de "reproduction à la ferme" de 21 variétés de semences.

Dès 2014 les graines de maïs, soja, tomate et certaines céréales seront considérées comme des copies illégales !
De plus, le texte de loi de 2011, obligeait en théorie les paysans à déclarer le détail de leurs semences de ferme auprès de l’administration, mais ils n’encouraient pas de sanctions, car les entreprises n’avaient pas les moyens de poursuivre les "agriculteurs contrevenants".
Ce qui est nouveau par contre avec le projet de loi, c’est qu’il sera désormais possible pour les entreprises d’obtenir des services de l’état sur simple demande, la liste présumée des "contrefacteurs", de les verbaliser, de saisir les semences "contrefaites" ou même une récolte complète issue de ces semences !
Il y a à mon sens de quoi crier au scandale, surtout que l’on parle déjà de douaniers infiltrés dans le milieu agricole, habilités à obliger les paysans à produire des factures attestant d’un "achat légal" des semences achetées.

Où va-t-on franchement ? Vers une dictature qui obligerait chaque professionnel à acheter tous ses produits à des entreprises, tel un boulanger par exemple qui n’aura plus le droit de fabriquer lui-même son levain, ou un fabricant de fromages ses ferments…

On commence à marcher sur la tête ! Non ???