A l’exception de quelques bestioles qui déclenchent en moi des phobies totalement incontrôlables, je peux difficilement me résigner à tuer le moindre animal, fusse un insecte.

Je ne suis pourtant pas végétarien et ne crache pas je l’avoue sur un bon magret de canard ou un pavé de bœuf.

Par contre cela ne m’empêche pas de militer, pour que l’on en vienne à de meilleures conditions d’abattage des animaux, en quelques sorte qu’il soit fait preuve d’un peu plus d’humanité.

 

Mais je m’égare un peu du sujet que je souhaite traiter ce soir, qui concerne un insecte bien inoffensif si l’on ne le titille pas trop et des plus utile à notre survie… Je veux parler de l’abeille.

 

Savez-vous que sans ce merveilleux pollinisateur, nous n’aurions dans nos assiettes que de rares légumes et pour dessert bien peu de fruits ?

Fort heureusement, les pouvoirs publics semblent s’être mobilisés, en interdisant l’utilisation de pesticides qui décimaient la population des abeilles pour les uns et les rendaient "folles" au point qu’il leur était impossible de rejoindre leur ruche pour les autres.

 

Toutefois le mal est fait et les essaims se font rares.

 

C’est pour cette raison qu’une entreprise américaine de produits biologiques Whole Foods Market, afin de sensibiliser la population à ce problème majeur, a décidé de lancer récemment un campagne choc, montrant des photographies d’étals de marchés, avec des fruits et légumes que l’on peut encore trouver de nos jours et d’autres dans un hypothétique futur, qui en l’absence d’abeilles pourraient bel et bien demeurer vides.

 

A l’heure actuelle aux Etats-Unis, les maraîchers proposent encore plus de 453 variétés de fruits et légumes et il faut savoir que 237 d’entre elles sont directement liées à la pollinisation par les abeilles.

Cela reviendrait à dire que sans elles, 52% des récoltes disparaîtraient purement et simplement.

 

Bien entendu, il est encore temps de se ressaisir, mais il faut tout de même garder présent à l’esprit que depuis 2007 ce que l’on appelle le "syndrome d’effondrement des colonies" est des plus préoccupant, autant aux Etats-Unis qu’en France où chaque année plus d’un tiers de la population des abeilles est anéantie.

Les efforts effectués jusqu’à ce jour ne suffisent donc pas à inverser la tendance et nombre de produits chimiques sont encore placés sur la sellette, car ils représentent une grave menace pour les pollinisateurs.

 

Alors je vous en conjure, si vous croisez un jour un essaim de ces bienfaiteurs de l’humanité, tournant autour d’un tronc d’arbre creux, ne tentez surtout pas de les tuer, appelez les pompiers qui vous mettrons en rapport avec des apiculteurs qui seront ravis de venir les récupérer, pour les loger dans leurs ruches…

En plus vous ferez une bonne action, non seulement pour la nature mais pour le bien-être des générations futures.