Selon d’éminents spécialistes, l’homme moderne devrait se méfier des pathologies anciennes, de certaines maladies que l’on croyait éradiquées.

Bien entendu, nous sommes bien loin des grandes épidémies qui ont frappé le vieux continent, comme celle de la peste noire au XIVème siècle, à l’origine du décès de 50% environ des européens de l’époque.

On se souvient également d’un épisode épidémique, vieux de près de 3 siècles (entre 1720 et 1723), qui avait décimé près de 120.000 habitants, sur les 400.000 qui peuplaient la Provence.

 

Christian Devaux, un chercheur du centre d’études des agents  pathogènes et biotechnologies pour la santé (CPBS), loin de vouloir alarmer ou affoler la population, soutient que nous ne pourrions pas garantir à 100% le non retour de maladies anciennes, comme justement la peste pour ne citer qu’elle et qu’il serait donc judicieux de se prémunir contre toute pandémie éventuelle.

 

Deux facteurs inquiètent Christian Devaux et d’autres spécialistes aussi, à savoir la résistance aux antibiotiques de la bactérie responsable de la peste, (connue sous le nom de Yersinia Pestis), qui au fil des siècles a évoluée et d’autre part sa présence avérée sur certains continents, comme l’Afrique Centrale par exemple.

Il faut être conscient, que la bactérie pourrait bel et bien retrouver le chemin du monde occidental, à cause du nombre croissant des migrations humaines, ou encore du commerce dit international.

 

On garde également en mémoire l’image de rats, descendant des bateaux via les cordages et venant contaminer la population. Mais à leur décharge, on sait à présent qu’en réalité ce sont le plus souvent les puces, gorgées du sang des rongeurs contaminés, qui en changeant "d’hôte" créaient les épidémies. Hors ces insectes minuscules, peuvent ensuite se retrouver dans n’importe quelle cargaison et débarquer ensuite n’importe où.

Rien d’affolant toutefois pour nous européens, quand on sait que les épidémies, restent cantonnées principalement en République démocratique du Congo et à Madagascar.

De plus l’environnement joue aussi beaucoup et la bactérie se développe généralement dans les endroits insalubres et sur des êtres affaiblis.

 

Toutefois Christian Devaux, attire l’attention, sur les intentions que pourraient avoir des bio-terroristes, qui n’hésiteraient pas à disséminer des virus mortels au beau milieu de populations saines.

C’est pour toutes ces raisons que ce spécialiste de renom, estimerait judicieux que l’on consacre une partie des recherches épidémiologiques, à l’élaboration de nouveaux antibiotiques, qui s’avèreraient utiles en cas de problème, mais de façon discrète, pour ne pas dissuader les touristes de venir dans un pays, qui semblerait s’impliquer de trop, dans la lutte contre une éventuelle pandémie.

 

Il faut savoir, que l’Organisation Mondiale de la Santé, attribuerait tout de même dans le monde, près de 600 décès à la peste.