L'affaire François Rouge commence a délivrer un parfum nauséabond. Une nouvelle fois sur le devant de la scène, Nicolas Sarkozy.

A l'époque des faits, Ministre de l'Intérieur, jouant à la perfection son rôle de victime dans la nébuleuse Clearstream. Une certaine bienveillance des pouvoirs publics à l'égard de la salle de jeux Concorde, dont l'ouverture avait été plusieurs fois refusée.


La Tribune de Genève titre : Nicolas Sarkozy a-t-il joué un rôle dans l'affaire du banquier genevois François Rouge, détenu à Marseille ? François Rouge ex-Président de la Banque des Patrimoines Privés est le cœur de cette nouvelle nébuleuse. Le banquier genevois a eu recours à des méthodes peu orthodoxes pour écarter les clans corses de la salle de jeux Concorde. Incarcéré depuis le 26 novembre 2007, à Marseille, inculpé "de blanchiment d'argent et d'association de malfaiteurs". Un juge se promet d'éclaircir la situation, et surtout d'établir le rôle réel du chef de l'Etat… Pour lancer une nouvelle polémique, l'avocat de François Rouge, Marc Bonnant affirme que son client a été extrait de sa cellule pour se voir proposé un deal par des juges. Un statut de "témoin repenti" (cela fleure bon la maffia) lui aurait été proposé, et le banquier genevois aurait refusé la proposition. Il faut regarder la réalité en face, nous allons progressivement vers une "dépénalisation de l'escroquerie". Les clans, le copinage, la collusion (qui devient corruption dans certain cas), l'immoralité des hommes politiques est consternante. Tous les moyens sont bons pour parvenir a s'élever dans les hautes sphères. Bien évidemment, Nicolas Sarkozy bénéficie de la présomption d'innocence, et tout comme Jacques Chirac, son statut de Président de la République lui confère une quasi-absolution. N'oubliant pas l'amour immodéré, que porte le chef de l'Etat, aux hommes de puissance. Le décès de Edouard Stern, un livre dérangeant, étouffé avant l'élection présidentielle, pour ne pas dire "censuré", le fantôme de Clearstream, agitant ses chaines de victime en manipulateur, il y a un pas, que je n'ose encore franchir. Mais Dominique de Villepin, devenu renégat de la République, ne doit certainement pas avoir la même opinion. La nébuleuse lui ayant enlevé toute ambition politique. L'opinion publique parait aseptisée, l'immoralité de nos politiques ne provoque plus de remous. Comme s'il était naturel d'attribuer la magouille au CV des politiciens, moins élégant que Rachida Dati..  Coluche en son temps avait cité : Il se pourrait dans les milieux autorisés, qu'un accord secret pourrait être signé" Une jolie tirade a médité.