L’affaire Méric est un fait divers qui a fait beaucoup parler, et qui fera beaucoup parler.

Je vais  essayer de montrer que les médias ont organisé une manipulation de l’opinion et ont permis une récupération politique de cette affaire.

Tout commence le 5 juin 2013, deux groupes  se rendent à une vente privée de vêtements à Paris. Un de ces groupes se dit d’extrême gauche, l’autre d’extrême droite. 

Clément Méric, 18 ans, fait parti du groupe d’extrême gauche. Après une bagarre entre les deux groupes, Clément Méric est déclaré en état de mort cérébrale suite à un coup donné par Esteban Morillo.

Immédiatement, les médias communiquent sur la tragédie et là commence une manipulation. 

Tous les médias, sans exception, disent que le groupe d’extrême droite attendait le groupe d’extrême gauche à l’extérieur du bâtiment afin d’engager une bagarre. L’enquête, avec l’aide d’une vidéo prise par les caméras de la RATP, conclura qu’il s’est passé le contraire, ce sont les jeunes d’extrêmes gauche, dont Méric, qui attendaient le groupe d’extrême droite (RTL et Libération).

 Les médias, dans leur globalité, ont dit que Méric a été pris à parti (Le Monde 06/06/2013) et que Morillo avait un poing américain, ce qui n’a pas été démontré par l’autopsie de Méric.  Il a été montré, toujours par vidéo, que c’est Méric qui a sauté par derrière sur Esteban Morillo, qui s’est défendu et lui aurait donné deux coups de poings au visage, sans le frapper à terre comme il a été dit au début dans certains médias (http://www.bakchich.info/blogs/sebastien-fontenelle/communique-de-laction-antifasciste-paris-banlieue)

En plus des faits mensongers, les médias ont fait dans le sentimental, le monde a publié un article "un élève modèle tué pour ses idées". Est ce qu’un homme qui prône la violence et le meurtre peut être qualifié de modèle? Certains diront oui, car c’est une violence de gauche, donc justifié.

 Alors certes, Méric est une victime, mais il est aussi l’agresseur. Les médias ont essayé de tout faire pour faire croire que le groupe d’extrême droite a prémédité ce crime, ce qui est faux. 

Nous pouvons ajouter la réaction du premier ministre, qui n’a pas hésité à récupérer cette affaire pour dissoudre des groupes d’extrême droite, en profitant pour attaquer le FN. Pour François Hollande : "Ces groupes qui  créent le désordre doivent être réprimés"

L’enquête dit aujourdhui que les provocateurs sont les antifascistes, dont Méric, mais nous n’avons pas entendu de déclaration du premier ministre ni du président à ce sujet. Doit on croire que l’extrême gauche a le droit d’être plus violent que les autres?

Voici un logo du groupe "action antifasciste" dont Méric était membre, je laisse le lecteur interpréter cette image.

 

 

L’intention de l’auteur de l’article n’est pas de justifiée le meurtre de Clément Méric, mais de souligner l’imprudence des médias et la manipulation qui en a suivi avec la récupération politique.