Lundi : Niort. Petit détour par la poste où un petit colis m’ attendait… Vincent, qui en avait marre de ne pas m’entendre correctement a décidé de m’envoyer une paire d’oreillettes neuves. Il y a ajouté du miel (je lui ai dis que j’en consommais tous les matins) et de l’huile essentielle de Bergamotte au cas où je ne trouve pas mon thé sur la route…).

Fontenany Le Conte où j’y ai rencontré un couple Anglais. Lui est un pasteur à la retraite et ils ont tous les 2 plus de 70 ans. Ils ne les faisaient pas, ni l’un ni l’autre ! J’ai pu parler anglais (à la vietnamienne), ça m’a fait du bien ! Ils étaient beaux de l’intérieur et de l’extérieur, très bien « conservés ». Ils m’ont raconté l’accident qui a failli leur coûté la vie à eux et à leurs enfants… A partir de là ils ont compris que croire en Dieu assis tous les dimanche sur un banc d’église n’était pas suffisant, qu’il fallait être actif et bouger ! Cette nuit là, je n’ai rêvé que de vampires. Quel combat je ne vous dis pas ! Mais pas un n’a réussi à me mordre le cou…


Mardi : je suis arrivée chez des agriculteurs bio écolos très sympa, grâce, d’une certaine manière, à Sophie et à Mécarryce. Elles ont décidé toutes les 2 de m’apporter leur soutien. L’une en m’offrant de quoi me faire quelques bons repas (huuum une bonne pizza, des bonnes pommes de terre rôties ! Je me suis régalée, et je me suis achetée 2 grosses plaques de chocolat en plus ! ) et l’autre en m’offrant le lit (j’ai dormi dans des draps en lin parfumés à la lavande !) dans un endroit calme… Merci à elles d’avoir pensé à moi et de m’avoir « sponsorisé » 24h du Tour de France pour une maternité… Comme quoi, l’union fait la force ! 😉 Dîtes donc, je suis vraiment gâtée cette semaine, merci Tout le monde ! Y compris à mon soutien dans l’ombre que j’ai au téléphone quasiment tous les jours…

Alors ces agriculteurs sont particuliers. Ils élèvent des vaches et prennent soins d’elles avec des huiles essentielles quand ça ne va pas.

Exemple du problème n’°1 : les mammites. Les mammites sont un engorgement qui donnent du lait caillé. Alors on utilise du laurier noble, du tee tree (je l’utilise quand je me lave les dents) et du palma rosa. L’avantage avec les huiles essentielles, c’est qu’elles agissent extrêmement rapidement. D’ailleurs, nos ancêtres les utilisaient déjà ! On a même retrouvé un alambic datant de plus de 5000 ans ! Vous imaginez qu’à cette époque, en Chine et en Inde, ils connaissaient déjà les procédés d’extraction ? Ouah ! J’ai l’impression qu’en fait ils étaient plus avance que nous, que c’est nous les retardés… En fait, on a régressé… Enfin bref ! Les égyptiens utilisaient les huiles essentielles pour embaumer leurs morts avec du Cèdre du Liban, du Nard, de l’Encens, de la Myrrhe et de la Cannelle. On le sait parce qu’on en a découvert des restes dans le tombeau de Toutankhamon, 3250 ans après son inhumation.

Ce qui est pratique avec les huiles essentielles, c’est qu’elles sont comme le bon vin, elles se conservent longtemps et donc plus elles vieillissent, meilleures elles sont. A condition qu’elles soient à l’abri de la lumière et de la chaleur ! Moi je me promène avec celle de pamplemousse, de bergamotte, de tee tree ainsi que de l’extrait de propolis et aussi de l’huile d’Arnica. J’aime bien sentir bon après la douche, mais pas sentir la cocotte alors avec un peu de fleur sur la peau, huuum cha chend bon ! Et puis je me dis que ça me permet de tenir le coup, d’être en bonne santé…


Mercredi : A La Roche sur Yon, j’ai pu faire connaissance avec Eric, reporter C4N qui doit se battre malheureusement contre la fibromyalgie, maladie douloureuse qui touche les muscles et les tendons. Eric vient de faire une cure de désintoxication dû à un surdosage massif de morphine (100 mg/jour !) qu’il prenait depuis 7 ans ! C’est à se demander comment son corps avait pu s’habituer à cela…

Il a décidé aujourd’hui d’utiliser des médecines plus douces comme l’homéopathie. Pour l’homéopathe, la maladie est un état de déséquilibre de l’organisme, c’est une perturbation du dynamisme général et la guérison est un retour à l’état d’équilibre antérieur rompu. L’homéopathie permet aux symptômes de disparaître (et les causes ?), aux personnes « d’aller mieux dans leurs baskets » même si elles ne savent pas à cause de quoi elles étaient « mal » (survie ?). L’homéopathie est une thérapeutique basée sur le principe de similitude dans laquelle on utilise les médicaments à dose infinitésimale. C’est Hyppocrate (460-377 av. J.C.) qui disait qu’il y avait 2 façons de se soigner (soi-nier : nier son soi ?) : par les contraires, et par les semblables…

Personnellement, sachant qu’il y a à la base, végétal, minéral ET Animal, je ne peux pas… Exemple la fourmi rousse dite fourmi rouge, qui macéré dans de l’alcool va donner une teinture mère bonne pour stimuler les membres paralysés ou bon comme aphrodisiaque… A savoir que si l’homéopathie agit doucement, elle permet sur du long terme (quelques années), d’avoir du résultat sur une maladie qui aurait duré toute la vie sans elle. C’est donc « relativement » rapide…


Jeudi : Là, ça devient encore plus passionnant ! J’ai eu l’honneur de rencontrer le beau-père de Poésophie ! Et son beau-père n’est pas un homme comme les autres car non seulement il a fait le chemin de Compostelle, mais en plus, il a fait le chemin de Jérusalem ! Ouaaaaaaaaaah ! Je rêve de faire ce chemin ! Génial, extraordinaire, super fantastique ! MERCI Poésophie de m’avoir fait connaître votre beau-père ! Je l’adore ! Il est adorable ! Ah si j’avais 20 ans de plus…! Cet homme a marché sur la route de son coeur, il a vaincu « ses 7 démons intérieurs : celui de la peur, du mépris, du mental fou, de la violence, des regrets, du doute et de la mort. »

Cet homme est tout un art à lui tout seul ! En tout cas, nous sommes tombés d’accord sur un point (pas qu’un en fait), c’est que la marche guérit. En en fonction du chemin où l’on marche, ça guérit encore plus… Le chemin de Compostelle est chargée en énergie, une énergie biologique, écologique, énergétique. J’avais un début d’emphysème bilatéral avant de partir faire ce pèlerinage. Depuis ce chemin sur ce sentier mystérieux, je n’ai plus jamais eu l’utilité d’utiliser ventoline et autre produit à se pshitter toute les 12h dans la gorge. Quand je suis revenue, le médecin n’entendait plus rien. J’avoue que je n’ai jamais été faire de radio ou d’irm pour vérifier et que je me suis débarrassée des ancien(ne)s.


Vendredi : Après avoir marché 3h30, quand j’ai vu écrit 8 km sur le panneau indiquant la distance entre Apremont et Saint Christophe de machin chouette, j’ai cru que j’allais devenir dingue ! Comment pouvais-je n’avoir fait que 8 km en quasiment 4h alors que pourtant j’avançais d’un bon pas ?! C’était impossible que j’ai marché à 2 à l’heure, mon pas était trop rapide, surtout le matin à la fraîche ! J’avais du passer dans un trou parallèle, il n’y avait pas d’autres solutions ! J’ai su quelques heures plus tard qu’il manquait un « 1 » devant le 8 et que j’avais pris le chemin le plus long pour y arriver…

30 km plus loin, Je suis à 2 km de Garnache. Une voiture est arrêtée sur le bas côté, je vois un monsieur occupé à faire quelque chose, à sortir quelque chose qui me semble être un gros morceau de bois, me voit le remet dans la voiture. Un cercueil ? Stop à mon imagination débordante… Un ange peut-être arrêté là pour me passer un message ? Pas de hasard, ok, je vais me connecter, j’y suis déjà.

  • Bonjour ! Lui dis-je

  • Bonjour ! répondit-il dans un sourire qu’il s’efforçait de contenir. en continuant à s’affairer sur ses bouts de bois.

  • Vous avez un souci, lui demandai-je

  • Non non je mesure mes planches. Je me suis mis à penser que ce n’était pas les bonnes tailles, alors je voulais vérifier de suite au cas où j’aurai dû faire demi-tour.

    Ce monsieur de 74 ans s’appelle Jean-Claude Coutarel et serait le descendant d’Anièce Coutarel, la soeur d’un grand moine chartreux, Don Ephrem. Il était étonné que je ne connaisse pas PEGUY (la cochonne ?), celui qui a mis en route le pèlerinage Paris-Chartres, que je vais faire sur la « dernière boucle » du triangle.

    Voilà, je vais faire la dernière partie, le troisième tiers, celui qui fera l’équilibre entre les 2 autres qui furent extrêmes chacun à leur manière. Toute une partie de la France où tout s’est déroulé comme sur des roulettes et l’autre partie où j’ai du assumer différentes épreuves.

Jean-Claude m’a dit que c’était une grande chance pour moi que de le connaître, qu’il était poète… Il m’a fait lire quelques vers sur un poème qui parle de 2 êtres qui se rencontrent. Il m’a demandé si je connaissais l’histoire de la Vendée. Et encore une fois a été étonné de mon manque de culture mais sans aucun jugement ressenti. Il a parlé de la révolution au nom de la liberté en 1789, de la république qui, pour avoir voulu supprimer la religion, à causé la mort de plus de 300000 personnes. Il m’a raconté « Le pardon de Bonchamps », une pièce de théâtre dans laquelle il joue, qui retrace l’histoire de la guerre de Vendée. En1793, Bonchamps, noble habitant de la Durbelière a levé le pouce en pleine guerre civile au moment de sa mort afin de gracier les 5000 prisonniers.

 Il m’a rappelé qu’aujourd’hui, il y avait 52 guerres dans le monde, au nom de la liberté… et il m’a dit d’arrêter de croire que ce sont les religions qui font la guerre, mais bel et bien ce que l’homme en fait (comme s’il m’avait entendu répété encore et encore que ce sont à cause des religions qu’il y a tant de guerres…). Et puis il s’est mit à me réciter un long poème du nom de « violette », avec tout le souffle de son âme. Ce fut magnifique, vraiment, j’aurai pu rester des heures à l’ écouter et à m’en faire bercer…

Nous décidâmes de boire un thé ensemble. Il ne voulut pas le boire dans ce village. Je lui demandait pourquoi et il me répondit « A cause des médisances ». Alors là ça m’a blessé… Pourquoi doit-on toujours faire attention à ce que les autres pourraient penser ? Il a 74 ans, j’en ai 35 et il a peur des médisances ? Bien sûr, comme tout homme, quand je lui en ai fait la réflexion, il a fini par me trouver d’autres excuses comme les personnalités du café en lui-même…

Jean-Claude m’a dit qu’on peut vite ce sortir d’un « bon contexte », « décrocher d’un pèlerinage », que c’est parfois difficile alors qu’on est en groupe (il fait le pèlerinage Paris-Chartres tous les ans avec des amis à lui) et que seule, c’est encore plus dur car il faut être son seul maître. Et il m’a écris un petit mot souvenir sur un papier : « ET VOUS PIERRES SORTEZ DE VOTRE SILENCE » en me disant de méditer dessus…


Vers 19h arrivait Gildas un ami que je n’avais pas vu depuis 2 ans, que j’avais eu au téléphone 2h plus tôt. Gildas m’avait proposé de venir me chercher et de me rapprocher plus près de la Bretagne avec pour bonne excuse la fête de la prune qui avait lieu le lendemain. 150 personnes me dit-il ! Voilà une occasion de parler du projet ! J’ai failli reculpabiliser encore une fois mais Gildas m’a aidé à m’en défaire… C’est mon troisième transfert depuis le début, celui de Macon à Valence, celui d’Arles à Albi et celui de Garnache à Vannes.

Quand je suis arrivée, il y avait des amis à Gildas qui étaient présent. Et Capucine devait rentrer le lendemain avec les petites. Je n’ai pas tenu le coup longtemps, quoi que si en fonction de mes heures habituelles. A minuit je fermais les yeux.


Samedi : Je dois surveiller non seulement ce que je dis mais aussi devant qui je le dis… Gildas m’a parlé des accords toltèques. Les Toltèques étaient une société d’hommes et de femmes de connaissances, dans le sud du Mexique, qui exploraient et préservaient la pratique des anciens. Voici les 4 accords toltèques principaux :

  • Que votre parole soit impeccable (un seul mot peut sauver, ou tuer…),

  • Quoi qu’il arrive, n’en faîtes pas une affaire personnelle (ne pas se laisser piéger par le poison),

  • Ne faîtes pas de suppositions (pas forcément égal à vérité)

  • Faîtes toujours de votre mieux (c’est dans l’action que l’on se sent heureux).

Ensuite, direction la fête… Les 150 personnes étaient 35 personnes. C’était privé et je pense que je me suis un peu déconnectée de mon but, bien que je me sois « battu » avec moi-même… J’ai quand même récolté 20€. Et je me suis couchée à 4h44… Cassée. Bien que ce genre de fête soit très sympa, je pense que ce n’est plus trop pour moi…

Mais quelle attentionnée surprise de la part de Capucine qui avait déposé sur mon lit de l’argile blanche avec un bol et une cuillère afin que je fasse un cataplasme pour « mes morsures de vampires », celles que j’ai décelé chez Monsieur Jérusalem…

Dimanche : « Tous les cailloux rêvent de devenir un cristal un jour. » me dit Capucine alors que je lui raconte mon face à face avec ma conscience… Je dis que je veux faire le chemin de Bienadie, et pourtant j’ai critiqué et dis des choses négatives, que ce soit dans le fond ou dans la forme. Alors quand j’apprends qu’une personne que j’ai jugé de façon négative (ou alors c’était une constatation comme me dirait Marie-Céline ?) et qu’elle en retour ne dit que du bien de moi, je me sens mal avec moi-même… Snif… Je vous le dis, en vérité je ne mérite pas toutes ces éloges que les commentateurs me font car je suis loin d’être parfaite. J’ai beaucoup pensé au poète rencontré il y a 2 jours, aux mots qu’il m’a dit et qui coïncident exactement avec ce qu’il s’est passé le lendemain… J’ai tellement pensé à lui qu’il m’a appellé…

Capucine me conseille d’avoir moins d’exaltations, de garder les bons souvenirs pour moi si je ne veux pas qu’ils s’envolent… Dans ce sens, si le fait de dire du mal lui permettrait de s’envoler pour s’effacer, pourquoi pas ? Mais je ne pense pas que cela se passe comme ça.

Gildas chante « Et la vie c’est pas si dure, la vie c’est dla confiture ! » , c’est le meilleur clown que je connaisse, sa fille a beaucoup de chance d’avoir un papa comme lui toujours joyeux qui chante, rit et fasse clownerie sur clownerie.

 

Comptabilité des dons : nous en sommes à 4017€

 

Pour maintenant fermer la base de mon triangle, de ma pyramide ; pour retrouver l’équilibre entre ma descente qui était très haute et ma montée qui était très basse, la réharmonisation des énergies va maintenant prendre forme. La neuvième semaine qui arrive va être la préparation au dernier tournant de ce voyage…initiatique.