Contrairement aux idées reçues et au risque une fois encore de faire bondir les adeptes de la "fumette", il est à présent avéré, que le cannabis ne peut absolument pas être classé comme drogue douce, du moins comme on l’entendait jusqu’à ce jour.

 

En effet selon une méta-analyse récente, réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal, la consommation du "joint" pousserait à l’addiction vers des drogues dites dures, dont on connait les méfaits incontestables cette fois, sur l’organisme.

 

Mais ces études réalisées par d’éminents toxicologues, démontrent que la consommation de cannabis altérerait fortement bon nombre de facultés cérébrales, tout en augmentant les risques de troubles psychotiques.

 

Ces derniers seraient plus conséquents, dès lors que le sujet est jeune.

D’ailleurs, il n’est plus à prouver, que depuis quelques décennies, le cannabis fait partie des drogues les plus prisées par les adolescents.

 

Bien que ces derniers la considèrent comme d’une nocivité moindre, les scientifiques à l’origine des études épidémiologiques, affirment que des troubles sévères pourraient apparaître chez les consommateurs, comme la schizophrénie par exemple.

 

En tout cas, le cannabis agirait sur certaines zones cérébrales, du moins sur les récepteurs chimiques, associés à l’apprentissage, motivation, prise des décisions, acquisition des habitudes et même des fonctions motrices !

 

 Didier Jutras-Aswad, un des auteurs du rapport publié dans Neuropharmacology, aurait déclaré, je cite : "comme la structure du cerveau change rapidement pendant l’adolescence, […] la consommation serait lourde de conséquences sur les comportements à l’âge adulte"

 

 En outre, après avoir analysé les résultats de plus de 120 études, Didier Jutras-Aswad et des équipes de toxicologues réputées sont formels, l’impact du cannabis sur les troubles de la santé mentale, serait indéniable quand la consommation est précoce.

 

La réussite scolaire en pâtirait, l’évolution normale vers l’âge adulte altérée et une tendance à l’énervement en cas de manque serait constatée, voire le passage à des actes de délinquance.

 

Il faut savoir que le cannabis est un psychotrope (substance influant sur le psychisme) et que c’est cet effet "planant" que recherchent les fumeurs, qui ressentent un sentiment passager de bonheur, tout en étant momentanément déconnectés de la réalité.

 

Par contre, n’oublions pas que cette plante issue du chanvre, est reconnue comme ayant des vertus thérapeutiques, que l’on se doit toutefois d’encadrer médicalement.

 

A titre personnel et en tant qu’ex-enseignant, je serais tenté d’ajouter qu’avec un minimum d’expérience il nous était aisé de "repérer" un fumeur de cannabis, rien qu’en observant son comportement et je puis vous assurer qu’en classe, l’attention qu’ils portaient au contenu de mes cours était diminuée, par rapport aux moments où ils n’avaient rien consommé.

Chose qu’ils s’empressaient bien entendu de nier farouchement.