Le 14e sommet  de la francophonie aura lieu cette année en République Démocratique du Congo, sauf changement de dernière heure. Car déjà une manifestation organisée par les opposants congolais le 2 Juin 2012 à Paris  devant le siège de l’Organisation internationale de la francophonie a montré les couleurs d’un éventuel sabotage, ces derniers arguant que le Président Kabila n’étant pas régulièrement élu, ils ne voient pas l’importance de son organisation dans un pays aussi mouvementé.  Que vont donc décider les pays membres de cette Organisation ? Vont-ils opter pour l’Ile Maurice comme nous le font savoir les bruits nous provenant des coulisses ? Que pense le Président de la République française François Hollande devant de telles hostilités ? Va-t-il apporter une touche nouvelle à cette francophonie ? Qu’il n’oublie pas que nous traversons l’ère du troisième millénaire et qu’une métamorphose s’impose à cette organisation ?

 



[1]Source : l’Agence Ecofin.

De plus en plus, les pays membres de la francophonie, d’une manière tacite comme physique aspirent à un nouvel ordre des choses. Ils veulent s’ouvrir aussi aux pays anglophones qui sont plus pragmatiques dans le domaine social, culturel que politique. Un processus qu’il sera difficile à la francophonie d’arrêter. Ainsi va la mondialisation ! Tous les secteurs d’activités rompent sous son dictat.  Il faut que les francophones sachent à la fois lire l’anglais que le français. Certaines notices de médicament écrites en plusieurs langues sauf en français nous interpellent sur les dispositions à prendre pour pallier cet état de fait. Les pays membres de la francophonie doivent profiter  de l’organisation de ce sommet pour tabler sur des décisions judicieuses qui peuvent lui donner un sang nouveau. L’idée maîtresse qui doit prédominer est celle de son adaptation aux couleurs de l’ère.

Ainsi la Francophonie, en acceptant de faire sa mue, évitera le chemin de l’enlisement.
 
                                                                                                                Constant Ory,
                                                                                                                Ecrivain.