Lundi 15 décembre, c’est grève nationale en B.E (prononcer les initiales en anglais, évidemment). "Encore une!", qu’on s’est tous dit, "déjà qu’on en a essuyé trois le mois dernier, et regardez la dernière à Bruxelles (le x se prononce double s. Désolé de spécifier mais je supporte pas la Made in France version) comment elle a fini". Pas de train, pas de bus, magasins fermés (à part ceux de bricolage, sans blague), syndicats fermés (en même temps c’est eux qui organisent) , etc etc… 

 

Donc là ce qui se passe, c’est qu’un nouveau gouvernement vient d’arriver. Mais les gens l’aiment pas beaucoup celui-là, ils se mettent même à regretter le précédent (qu’ils ne pouvaient pas blairer non plus), et à complètement chérir l’antépénultième (pourtant c’est bien à lui qu’on doit la suppression des primes panneaux solaires pour l’augmentation de la taxe poubelle, la taxe sur l’immobilier, la taxe sur la valeur ajoutée, la taxe … Enfin, c’est à cette époque que mon père me rappelait que quoique je tente de faire, probablement passé 30 ans, je serai vraiment vraiment dans la caille). Comme partout, l’idée c’est que d’une part le pouvoir d’achat baisse, et puis de l’autre y’a le pays qui veut maintenir son équilibre budgétaire. 

 

Bon d’accord, c’est un peu plus compliqué. Mais tout de même…

 

Beaucoup de gens (et pas que des jeunes gens) n’ont absolument aucune foutue idée des réformes que nouveau gouvernement vient de prendre. Et croyez moi, sur les 10 millions de têtes que nous sommes, quand t’enlèves les enfants et les très vieux, les riches et les très riches, ceux qui sont toujours occupés et ceux qui ne savent jamais de quoi on parle, il en reste plus des masses, des manifestants (je fais référence au vrai manifestant, celui qui sait ce qu’il crache dans son mégaphone Skytec avec sirène 30W, la veste fluo et le flyers rempli de points d’exclamation). Je comprend pas à quoi ça rime. Au final, on voit rarement de changement direct, c’est si minimal que la grève, ça sonne un peu comme la petite récré de dix heures, ou la pose clope dans un open space.

 

Dommage.

 

J’me poserais bien dans la tête d’un politique pour savoir ce qu’il pense d’un peuple qui descend dans les rues (allais, aussi un petit peu aussi pour connaitre son salaire). Je dis ça comme ça, mais à bien y réfléchir, les droits acquis ne sont ils pas un peu trop de luxe? Je veux dire, rien n’est jamais vraiment nôtre, mais ces privilèges ne mettent ils pas un frein à un minimum de concession de la part du contribuable?