{mosimage}Tandis qu'on célèbre les cinquante ans de l'Union Européenne à Berlin, s'est tenu au Vatican le samedi 24 mars une audience du pape sur le même sujet. Mais si le pape, dans la lignée de son prédecésseur, a réclamé la reconnaissance des racines chrétiennes de l'Europe, il est aussi allé bien plus loin, allant jusqu'à évoquer "l'identité" de l'Europe.


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Et le pape reste dans la lignée du discours de Ratisbonne, sur la foi et la raison. Déjà il évoquait les rapports de l'Europe avec le reste du monde: "C'est ainsi seulement que nous devenons capables d'un véritable dialogue des cultures et des religions, dont nous avons un besoin si urgent. Dans le monde occidental domine largement l'opinion que seule la raison positiviste et les formes de philosophie qui s'y rattachent seraient universelles. Mais les cultures profondément religieuses du monde voient cette exclusion du divin de l'universalité de la raison comme un outrage à leurs convictions les plus intimes."

Et si le discours change un peu, le fond reste le même pour cet anniversaire,{mosimage} « N’est-ce pas surprenant que l’Europe d’aujourd’hui, alors qu’elle a l’ambition de se présenter comme une communauté de valeurs, semble toujours plus souvent contester l’existence de valeurs universelles et absolues ? » s'exclame le pape, mettant en rapport une" identité historique, culturelle et morale" avec avec une identité "géographique, économique ou politique ; une identité constituée par un ensemble de valeurs universelles que le christianisme a contribué à forger, acquérant ainsi un rôle non seulement historique mais fondateur vis-à-vis de l’Europe"

Mais surtout le pape souligne que selon lui, en niant l'existence de valeur universelles, l'Europe se renie elle-même avant de renier Dieu.

Bien sûr le pape est chrétien, et milite pour le christianisme, le message s'adresse par ailleurs aux chrétiens, leur demandant de rester engagés dans construction européenne, mais il peut aussi avoir une portée plus large. Car toutes ces critiques ont peut-être aussi un fondement, qui pourrait se résumer par une question: l'Union européenne a t'elle une âme?

N'en a t'on pas fait une simple machine financière? Les plus convaincus eux-mêmes déplorent le manque de culture, de social, etc, etc…

Car si le pape évoque ce sujet, nul doute que dans le domaine culturel, y compris laïque, les citoyens ressentent un manque, dans cette Union Européenne, qui reste un peu lointaine…

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