Franchement, je l'avais à peine reconnue, Ursula Andress, d'habitude prise de plein pied et sculpturale. Pour Sean Connery, dont c'est la première apparition dans le rôle avec ce James Bond 007 contre Dr No (Terence Young, 1962), c'est plus facile, non ?

Eh oui, cette première communiante est bien la même actrice que celle qui interprétait Honey Rider aux côtés de Sean Connery dans le film Dr No. Pour la sortie française, on avait rallongé le titre, histoire de remémorer le matricule 007 et son « permis de tuer » aux lectrices et lecteurs du roman.

Pour voir Ursula Andress dans le rôle aquatique, voyez sa fiche sur Wikipedia. L'encyclopédie en ligne propose aussi, pour Sean Connery, une photo plus récente, prise en 2008, lors du festival de cinéma d'Édimbourg. Oh, pardon, de Sir Sean, car il a été annobli à 69 ans, en 2000.

Vous avez raté un Woody Allen en tenue de spermatozoïde car nos secrétaires de rédaction et le comité de lecture en ont jugé l'article à la fois « trop sexe et trop court ». Trop sexe ? Ben mince, alors… On est à deux mille lieues d'Appolinaire faisant les 400 coups ou de Diderot donnant la parole à d'indiscrets bijoux. C'est dire ! Trop court, j'admets.
Mais la visée de cette rubrique Oldies but Goldies, des Vieilles Gloires dorées, ou en or, comme vous le sentez, n'est pas de faire long ou court, mais de vous inciter à vous remémorer des anecdotes personnelles au sujet d'une actresse, d'un acteur, d'un film. Et de nous donner en partage vos golden memories en nous les communiquant en commentaire ci-dessous.

Perso, là, je sèche. Ah si, mais cela a peu à voir. J'ai fait régulièrement cadeau des DVD vendus avec Le Monde à une total accro de Bond et de Sir Sean. Mais parfois, comme j'étais à l'étranger, je sautais un épisode de la saga des Bond et l'amie était tête de linotte. Comment donc garnir l'intégralité du coffret ? Il suffisait, disait mon kiosquier, de lui communiquer les numéros et les titres manquants. Ce qui fut dit, fut fait. Puis, rien. Impossible de recevoir les titres demandés. J'ai fini par me rendre à la boutique du Monde, en ses « nouveaux » locaux (j'en étais resté au boulevard des Italiens et j'avais, je crois, raté un épisode). Bien m'en a pris. D'une part, j'ai pu reconstituer le logotype 00Walter Thomson (l'automatique faisant un 7 stiliser) et d'autre part, à l'instant, trouver un blogue-notes sympa. En entrant la locution « Monde métro » (soit la requête avec l'opérande +) dans le champ de recherche d'un moteur, je suis tombé sur une sympathique jeune fille faisant de la balançoire dans une voiture du BART (Bay Area Rapid Transit). C'est sur « Le Blog optimiste » d'Antoine Blin & Mathilde Serrel. Merci Sir Sean, merci doctor, pour cette serendipity. Que voilà une bonne nouvelle.
Mathilde « Reporter d’utopies et journaliste d’émancipation massive, co-anime les matinales de Radio Nova », et Antoine est un « Futurophile et radiophage, (qui) collabore au monde.fr, à Nova, France Bleu, France Inter et l’Écho des Savannes ». Eh bien, ma chère consœur, mon cher confrère, mes chers voisins, je vous salue confraternellement et amicalement au passage.

C'est assez long, là, coco ?

Ayé, j'en suis à peu près à deux feuillets ? Tu voulais combien de signes, déjà ? Encore un peu de tirage à la ligne ? D'accodac !

J'apprends à l'instant, sur Radio The Hawk (101.5, Portland), que les pêcheurs de homards se font lourdement taxer alors qu'ils subissent une forte baisse des prix de leurs ventes, faute de demande. Et sur ce fameux blogue-notes optimiste, je lis « les grandes idées des petites listes » (des candidat·e·s aux élections européennes), soit d'Europe décroissance, d'Europe démocratie Esperanto, des Newropeans, et de la liste Résistances. Quel rapport avec James ou Ursula ?
Pas grand'chose sauf que… Tout comme ses parodies, ainsi de OSS 117 à Rio ou au Caire, ces films nous donnaient à voir de vastes espaces, marins notamment. Les homards à la nage des grands hôtels n'étaient qu'un aspect de la cinémathurgie bondienne. Alors, quand je lis : « Il faut revenir sur les privatisations effectuées, afin que les biens communs soient gérés par les États au sein d’une gouvernance mondiale. Les ressources premières essentielles, air, eau, énergie, doivent avoir un accès géré obligatoirement par les collectivités », je me dis que Sir Ian Lancaster (ah, non, il n'a pas été, lui, annobli, bon, je reprends), que Mr Fleming, en suscitant des films montrant de si vastes espaces, a beaucoup fait pour le sentiment écologique.
Certes, c'est tiré par les cheveux, et question gouvernance mondiale, la guerre froide, ce n'était pas tout à fait cela. Et les hélicos explosant en plein vol, les grosses cylindrées détruites, question écologie, ce n'était pas tout à fait cela non plus. Quant à la mobilisation des ressources, ben, les ressources, c'est tous les jours Casino Royale avec les grandes fortunes réfugiées dans des îles qui sont aussi submergées par les flots que par les domiciliations fictives.

Je ne sais pas si On ne vit que deux fois, mais la première semble avoir épuisé toutes les ressources pour vivre normalement la seconde. Car, certes, Les diamants sont éternels, mais ils sont bien pratiquement les seuls, le reste s'épuise. Demain ne meurt jamais ? Pas si sûr. Bon, on verra avec James Bond 23, la vingt-troisième aventure de 007 à l'écran, et avec Daniel Craig, Bond numéro je ne sais plus trois quoi (huitième, en fait, Barry Nelson ayant précédé Sir Sean) mais Bond pour la troisième fois. En 2010. Soyons optimistes, il y aura peut-être une année 2010. Et ce sera une bonne nouvelle…
Si vous en avez d'autres, des bonnes nouvelles (ou de moins bonnes), commentez…

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