Qui n’a pas utilisé dès les premiers symptômes grippaux de l’Oscillococcinum, ou n’a pas connu quelqu’un qui ne tarissait d’éloges sur ce produit phare des laboratoires Boiron ?

Eh bien au risque de décevoir les adeptes, des scientifiques auraient émis des doutes sur l’efficacité de ce produit, qui pourtant fait tant d’heureux.

Je ne suis pas expert en pharmacologie, mais ce qu’avancent les détracteurs de L’Oscillococcinum ne me semble pas dénué de sens.

Tout d’abord remontons en 1796, année où le médecin allemand Samuel Hahnemann inventa l’homéopathie. D’après lui, certaines substances étaient capables de soigner, selon ce qu’il avait baptisé "le principe de similitude".

Ainsi, un produit qui pour une personne saine provoquerait par exemple des maux de tête, les supprimerait chez une autre qui serait malade.

Il n’est plus à prouver aujourd’hui, qu’il avait parfaitement raison.

 

Le secret réside toutefois dans la dilution du remède. Ainsi, le principe actif pour atteindre le maximum d’efficacité, doit l’être dans de l’eau des centaines, des milliers de fois, pour qu’au final, il n’en reste pratiquement rien.

A titre d’exemple simple, une dilution moyenne de 12K correspondrait à 1cm3 de principe actif dans une quantité d’eau équivalente à celle de l’ensemble des océans de la planète.

 

Premier problème, L’Oscillococcinum dilué à 200K, ne peut mathématiquement plus contenir le moindre atome de principe actif dans ses granules.

 

Ensuite, vers le début du 20e siècle un laborantin nommé Joseph Roy découvrait dans des foies de canards, un microbe qu’il appela "l’oscillocoque" sensé selon lui agir sur les états grippaux…

Il n’en fallut pas plus, pour que les laboratoires Boiron s’emparent de cette trouvaille et entament la préparation de l’Oscillococcinum.

 

Rien de répréhensible me direz-vous…

 

Le souci actuel est qu’il est à présent avéré que "l’oscillocoque" n’existe pas ! Joseph Roy, sous son microscope aurait confondu des bulles d’air avec un hypothétique microbe.

En toute logique le principe actif de l’Oscillococcinum serait donc le foie de canard de barbarie.

Autant dire rien, car ce dernier, soyons sérieux, ne peut générer d’états grippaux chez les personnes en bonne santé.

 

Ainsi, le principe essentiel à toute médication homéopathique n’est pas respecté.

 

Ce qui est scandaleux selon les autorités médicales, c’est que les laboratoires Boiron conscients de ce fait, ont certes aussitôt enlevé la mention "oscillocoque" des boîtes, mais continuent à le commercialiser, en sachant pertinemment que la seule chose que peut produire l’Oscillococcinum est un effet placébo.

 

Difficile sans doute de renoncer aux 25 euros que rapporte une boîte de 30 dosettes, prix d’ailleurs considéré dans le bulletin officiel de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes, comme 50% plus cher que la plupart des autres médicaments anti-grippaux, reconnus eux efficaces.

 

Je suis vraiment désolé de ce pavé jeté dans la mare des inconditionnels de ce que l’on pensait être le joyau de l’homéopathie, mais je me devais de leur en faire part.

 

En ce qui me concerne, dès l’hiver prochain je vais en revenir aux bonnes vieilles méthodes de nos grands-mères, à savoir la tisane thym-miel-citron, le bonnet de laine sur la tête et la couverture sur les pieds !

 

Source des informations "Santé et Nutrition"