Il est établi depuis longtemps que le mercure s'échappe des obturations métalliques appelées amalgames dentaires ou plombages. On pensait cependant jusqu'ici que les quantités de mercure libérées étaient trop faibles pour induire des problèmes de santé.

"Les doses de mercure libérées dans l'organisme par les amalgames dentaires sont […] très en deçà des seuils auxquels des effets toxiques pourraient être observés" affirmait récemment Roselyne Bachelot, ministre de la santé, en réponse à la question d'un sénateur.

Cette croyance est cependant remise en question par les travaux de chercheurs canadiens qui, vidéo à l'appui, démontrent la nocivité du mercure, même à faibles concentrations. 


Les travaux menés par des chercheurs de l'université de Calgary montrent que le mercure est capable de détruire la cellule nerveuse et ce, même à faibles concentrations. Une vidéo mise en ligne sur le site de l'université le montre d'une manière indiscutable. La vidéo est accompagnée d'une voix off en anglais. Mais pour ceux qui ne parlent pas l'anglais, les images, suffisamment éloquentes, se passent de commentaire.

Ces travaux et leurs implications en terme de santé publique devraient inciter les autorités sanitaires à revoir leur politique concernant l'emploi du mercure en dentisterie. C'est déjà ce qui passe aux États-Unis où la FDA (Food and Drug Administration) vient de reconnaître la neurotoxicité du mercure .

De son côté, l'État français, dans le droit fil de la position adoptée par l'Union européenne (Danemark et Suède exceptés), persiste à nier tout risque.

En savoir plus et voir la vidéo : site Holodent.