Dans notre société, il existe une échelle de classification des gens bien visible et assez universelle la plupart du temps ; la beauté.  Même si les goûts varient un peu, on peut tous affirmer que certaines personnes, les stars par exemple, sont des modèles de beauté auxquelles on peut s’identifier. Et si ce genre d’échelle sociale existait par rapport à quelque chose de différent de la beauté. Est-il possible de classifier les gens par leur intelligence, par exemple? Le problème, c’est que ces distinctions ne sont malheureusement pas visibles. Il est donc impossible de juger si quelqu’un est doté d’une intelligence supérieure seulement en la regardant. Serait-il possible de basé notre société sur ces modèles d’intelligence, plutôt que sur des modèles de beauté?

 

L’éloge de la beauté.

Nous avons tous une vision de ce que nous trouvons beau, mais qu’est-ce que le concept de beauté en somme? Pourquoi pouvons-nous affirmer qu’une femme dans la vingtaine est généralement plus attirante à regarder qu’une femme dans la cinquantaine? Les rides sont pourtant, je trouve, le plus beau témoignage de vie qu’une personne peut laisser paraitre. Mais les gens n’ont pas l’air d’avoir cette façon de penser, et de plus en plus, on voit des femmes plus âgées qui recourent à la chirurgie pour paraitre plus jeune et entrer dans les « standards de beauté ». Également, des gens dans la jeune trentaine et même parfois dans la vingtaine utilise la chirurgie pour atteindre un idéal de beauté. Mais quelles sont-ils ces idéaux de beauté? Des recherches ont été menées pour déterminer qu’elle était les points qu’avaient en commun les gens presque unanimement qualifiés de beaux. Une caractéristique ressortait souvent : la symétrie du visage. Une pure coïncidence génétique ou, au contraire, une exécution parfaite de la division cellulaire durant le processus de création? Quoi qu’il en soit, personne ne peut choisir son code génétique, pas encore de nos jours, du moins. Il a été démontré par maintes études qu’il est beaucoup plus facile de vivre pour les gens beaux que les gens laids. Ils ont plus de facilité à se trouver un emploi bien rémunéré, un partenaire de vie, des amis…  Nous facilitons donc, comme société, la vie de ces « modèles de beauté » qui découlent d’un simple coup de chance.

 

L’éloge de l’intelligence

L’intelligence à ceci en commun avec la beauté; elle est également quelque chose dont nous n’avons malheureusement aucun contrôle. Habituellement, l’humain accepte assez facilement qu’il est dépassé par différentes choses qui l’entoure, parfois d’autres humains. Dans le cas de la beauté, il est assez facile de reconnaitre que certaines personnes sont plus attirantes que nous. Mais pour l’intelligence, il est très difficile d’accepter nos limites intellectuelles. Les problèmes c’est qu’on ne peut pas voir concrètement à quoi ressemble une intelligence supérieure. Il existe des tests, comme les tests de QI qui tentent de la quantifié, mais ces test restent très arbitraires et contestables. Alors, il devient difficile de pouvoir se comparer et ainsi se classer. On interprète souvent à tort l’intelligence avec la façon de penser. L’intelligence est composée des aptitudes de bases qu’un individu possède. Elle permet d’élaborer des théories et pousser suffisamment ses idées pour y trouver des arguments valables et issus d’un contexte recherché et documenté. Elle peut aussi être remarquée par la facilité d’apprentissage dans différents domaines. La façon de penser peut découler de cette recherche approfondie, mais peut également découler d’idée proche de nos valeurs auxquelles on adhère et qu’on adopte pour ensuite prendre position sur divers sujets, en politique par exemple. Une autre question me travaille. Comprend-t-on réellement l’intelligence d’une personne supérieur à nous, lorsque notre propre intelligence nous limite et ne nous permet pas d’avoir accès aux mêmes raisonnements? Est-ce que l’intelligence supérieure uniquement peut comprendre l’intelligence supérieure?

 

Une minorité des gens seulement auront la capacité de remettre en questions toutes leurs croyances par rapport à la vie, mais également par rapport à eux-mêmes. Il est primordial de connaitre ses forces et faiblesse, même celle qui sont le plus dur à assumer. Parfois, je parle à des gens, et me rend compte qu’il ne se connaisse pas. Il connaisse seulement l’extérieur d’eux et il reflète à merveille la perception que les autres ont d’eux. Beaucoup de gens ont choisi de garder, par peur ou par sécurité, certaines barrières pour régir leur vie. Ainsi, ce qui ne coïncide pas dans leur cadrage est souvent ignoré ou rejeté voire craint. Je peux comprendre qu’il est rassurant de mettre des barrières clairs et bien définis, mais la réalité c’est que ce sont des blocages qui nous empêche de réellement penser et découvrir qui nous sommes fondamentalement.

“There’s nothing to fear but the fear itself”, Franklin D. Roosevelt.

(Il n’y a rien à craindre, sauf la crainte elle-même.)

 

Une autre raison pour laquelle notre perception de l’intelligence diffère, c’est qu’il est presque impossible de dissocier l’intelligence de la sagesse acquise par l’expérience de vie. Les expériences de vie sont primordiales pour être capable de concrètement mettre en œuvre et constater ses idées. Il n’y a pas de meilleur théâtre d’observation que les gens qui nous entourent. C’est pour cela que la plupart des tests de QI sont contestables. Ils possèdent une partie connaissances générales qui inclut le vocabulaire, la culture… Or, il se peut qu’une personne n’ait jamais été en contact avec un mot sans toutefois ne pas avoir la capacité de le comprendre. Il y a donc une question de milieu favorable ou non à stimuler l’intelligence. Pour quelqu’un qui fait partie du 1% seulement de la population qui possède un QI de plus de 140, il est difficile de trouver quelqu’un d’autre ayant également un QI semble et se permettre l’un et l’autre de pousser des théories que la plupart des gens n’auront pas la capacité d’émettre. L’éducation, par exemple, est rarement composée de gens beaucoup plus intelligent que la moyenne. C’est une des lacunes de l’éducation, c’est qu’elle permet d’avoir accès seulement au potentiel dont le professeur dispose. Le potentiel d’intelligence se voit brimé et ralenti si la classe ne peut pas accéder au même rythme.

 

La plupart d’entre vous qui auront lu ce texte le trouveront plein de prétention. Et je vous donne raison, il est très difficile de parler d’intelligence sans qu’il ne contienne trace de prétention. Certains de sentiront offusqué peut-être, d’être face à une réalité qui sort de leur « barrière de protection ». Mais soyons réaliste et honnête pour un instant. C’est une simple sélection naturelle et peut-être que de l’accepter, au même type que la beauté, serait simplement normal. On a déjà basé, en tant que société, notre échelle sociale en fonction de discrimination génétique, la beauté. Ne serait-il pas plus profitable pour la civilisation de se baser sur une échelle sociale plus invisible: le génie? Mais l’intelligence a aussi ceci d’angoissant. On ignore le potentiel des gens qui ont une intelligence supérieur à nous, donc de les mettent sur un piédestal serait de placer en position de force des gens donc on ignore le réel pouvoir. Et à cette question, bien que  mon intelligence et mes expériences de vie m’ont permis d’écrire ce texte, elles ne me permettent malheureuse pas d’y répondre.

 

P.S Il me fera plaisirs de recueillir vos commentaires et même réfutation sur mon texte, si cela peut m’aider à améliorer et renforcir ma façon de penser. Gardez à l’esprit que ceci reste un texte d’opinion et qu’il découle directement de mes observations.