Abolition de la peine de mort.

Il y a 30 ans, sous l’impulsion du Président de la République fraîchement élu, on votait au parlement la mise au musée de la guillotine.

François Mitterrand l’avait annoncé pendant sa campagne, la peine de mort serait abolit. Au lendemain de son élection, c’est à Robert Badinter, alors garde des Sceaux, qu’il en confie la tâche. Et le 17 septembre, après un plaidoyer resté dans les annales, que le parlement se prononça, à 363 voix contre 117, pour la fin de cette pratique d’un autre âge. Le 10 octobre 1981, la loi devient effective, et la France, le dernier pays de l’Union Européenne à abolir la peine de mort.

 

Aujourd’hui, alors que nous célébrons cette belle avancée au pays des Droits de l’Homme, la peine capitale est toujours en vigueur dans 58 pays dont les États Unis qui restent un des pays les plus pratiquants (46 exécutions en 2010) et la Chine, champion du genre avec au bas mot un millier d’exécutions l’an passé.

 

D’ailleurs c’est aux États Unis qu’est programmée l’exécution par injection de Troy Davis. Tout le week-end, Amnesty International s’est mobilisé dans tout le pays, mais aussi aux quatre coins du monde pour dénoncer cette décision et demander l’abolition universelle de la peine capitale.

Concernant l’affaire Troy Davis, outre la mise à l’index de la peine de mort comme acte barbare, les manifestants dénoncent les zones d’ombres du dossier mais aussi le racisme latent en Georgie.

L’exécution est prévue pour mercredi.

Vous avez dit zones d’ombres ?

Ce lundi vous n’y échapperez pas : DSK est (encore) à la Une de tous les journaux. Son interview par Claire Chazal agit sur les journalistes souffrant de l’angoisse de la page blanche tel un remède miracle. A croire que le milieu est en mal de sujets d’actualité.

A l’occasion du retour de l’ex candidat providentiel sous les projecteurs, la twittosphère s’en est donnée à cœur joie. Il y a, aux pays d’Astérix, des irréductibles qui ne lasseront jamais. Comme toujours les deux parties étaient aux rendez vous et même si les dénonciateurs de complots, exultant quant au retour triomphale de leur idole, ont frôlé ces derniers mots la limite du pathos, on doit tout de même leur reconnaître une certaine retenue. Ce qui n’est pas le cas des autres, ceux dont les plus acharnés auraient voulu voir la tête de l’ancien directeur du FMI en haut d’une pic. Comme le dirai le grand Albert Camus, le sport préféré des français restent de s’entre déchirer au travers de veine polémique. (je n’ai plus la citation exacte en tête)

Une chose est sûre : si DSK n’a pas convaincu quant à son innocence, beaucoup de Français lui conseille vivement de se recycler dans une carrière de comédien, à l’instar d’un certain Bernard Tapie.

Recyclage.

L’AFP nous apprend que l’entreprise Boyer SA, à Moissac, spécialiste du melon vient d’inaugurer la centrale de biométhanisation permettant de récupérer les fruits abîmés et d’en faire de l’électricité.

La société, qui conditionne 20.000 tonnes de melons par an, se retrouvait chaque année avec un millier de tonnes de fruits abîmés sur les bras. Ne sachant qu’en faire, elle a pris l’initiative de cette installation écologique qui a coûté la modique somme de 1,5 M d’euros, financé de moitié par différentes subventions accorder par les collectivités locales mais aussi l’État et l’Europe.

« Boyer estime que l’électricité produite sera équivalente à la consommation de 150 foyers sur l’année, de 80 foyers s’agissant du chauffage. L’électricité sera revendue à Edf tandis que la chaleur sera utilisée dans l’usine même. » (source AFP)

Quant aux déchets, ils iront au compost ! Ce qui est plutôt au bonne nouvelle quand on a plus de 65 027 tonnes de déchets nucléaires par an sur les bras, et que pour eux, on a toujours pas trouvé de solution…

 

 

 

 

 

 

 

 PS : j’ai décidé de changé le jour de ma revue de presse car il me semble plus judicieux de la faire le lundi que le mardi. j’espère que ça ne vous empêchera de dormir ūüėČ  Bonne semaine à tous ! Et merci!