Alors que Nicolas Sarkozy avait évoqué la possibilité de retourner au Tchad pour en ramener tous les Français, évoquant même l'accord judiciaire d'extradition signé en 1976 entre les deux pays, le président tchadien Idriss Deby a affirmé que les membres de l'ONG l'Arche de Zoé seront tous jugés dans son pays, réduisant ainsi à néant tous les espoirs de voir nos compatriotes bientôt rapatriés pour être jugés en France.

 

Le président Idriss Deby a insisté sur le fait que l'enquête menée par la justice tchadienne ira jusqu'au fond du problème ce qui permettra de définir avec exactitude les responsabilités de chacun.

Avec les six membres de l'ONG française, arrêtés alors qu'ils s'apprêtaient à sortir illégalement du Tchad 103 enfants pour les conduire en France, se trouve aussi les trois membres de l'équipage espagnol qui était chargé de piloter l'avion où prendraient place les enfants et un pilote belge accusé d'avoir amené, depuis la frontière tchado-soudanaise jusqu'à Abéché, une partie des enfants que l'association française comptait emmener en France.

Le ministre tchadien de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, accuse le commandant et le copilote de l'avion espagnol de la compagnie Girjet d'avoir aidé les membres de l'association l'Arche de Zoé, parce qu'ils en connaissaient les intentions réelles, et d'avoir pour ce faire maquillé l'immatriculation de leur appareil afin d'égarer les autorités tchadiennes.

Le ministre considère cependant que le mécanicien de bord, Daniel González pourrait quant à lui être rapidement libéré parce qu'il n'en savait pas plus que les quatre hôtesses qui ont déjà été remises en liberté.

Espérons que les avocats espagnols pourront aisément prouver que les pilotes n'ont jamais tenté de maquiller leur avion ou de falsifier les documents de bord, tous, y compris le pilote belge, pensaient travailler pour une ONG reconnue dans le cadre d'une opération parfaitement légale.

Quant aux six Français membres de l'Arche de Zoé, toujours convaincus du bien-fondé de leur " mission ", il faut craindre qu'ils ne se cherchent pas d'excuse et encourent donc des peines de prison pouvant aller jusqu'à 20 ans de détention criminelle.