La société responsable de la gestion de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima a annoncé avoir partiellement relancé les systèmes de refroidissement des piscines de stockage du combustible.

Cette semaine, le système de refroidissement des piscines de stockage du combustible a été interrompu à la suite d’une panne de courant dont l’origine reste inconnue.

 

La coupure d’électricité est survenue lundi soir, à 18h57 (10h57 heure française), selon Kenichi Tanabe, porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), qui a précisé que les systèmes de refroidissement des piscines des réacteurs 1, 2, 3 et 4 étaient concernés.

 

La société a relancé le système de refroidissement du réacteur 1 à 14h20 (6h20 heure française) et ceux des réacteurs 3 et 4 vers 20h (midi). Le dernier système (réacteur 2) devrait être redémarré mercredi à 8 heures (minuit). Avec une contenance de 1.330 barres de combustible usagé, et 200 barres de combustible non utilisé, la piscine du réacteur 4 est celle qui contient le plus de combustible.

 

Lorsque le système de refroidissement est à l’arrêt, la température de la piscine augmente de 0,3 à 0,4 degré par heure, ce qui laisse 4 jours à Tepco pour relancer le système, la limité de sûreté étant établie à 65 degrés.

 

Kenichi Tanabe a ainsi expliqué qu’aucun « changement important des niveaux de radioactivité n’a été détecté par nos instruments de mesure à proximité ».

 

Une vision optimiste de cet incident partagée par Akio Koyama, professeur au service de sécurité nucléaire de l’université de Kyoto, qui a déclaré que « même si l’eau atteignait 65 degrés, ce ne serait pas critique, à partir du moment où les barres sont toujours immergées. Mais si le niveau baissait au point que les barres soient à l’air libre, il y aurait alors motif à s’inquiéter ».

 

Dans les centrales nucléaires, une fois que le combustible (uranium enrichi) a été utilisé pour produire de l’électricité, il est très fortement radioactif et il produit également une importante chaleur due à la décroissance radioactive des produits de fission à vie courte qu’il contient.

 

Pour assurer la radioprotection et dissiper la chaleur, les combustibles sont donc plongés, pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’ils ne représentent plus de danger, dans des bassins d’eau refroidie, appelés piscines de stockage.