Facebook n’est pas mort hier.

Enfin, je dis hier, mais il reste un quart d’heure d’aujourd’hui à l’heure ou j’écris cet article. Aujourd’hui étant, bien sur, relatif pour mes lecteurs. Enfin, que diable, ce n’est pas le sujet de ce billet, ne m’interrompez pas en pseudométaphisquement fumeuse allégations.

Facebook n’est pas décédé hier, disais-je. Et ça c’est horrible. Après tout, en ayant vu il y a quelques mois la menace d’Anonymous, le célèbre groupe de hacker, je m’étais relevé, ébloui, voyant en leur déclaration l’érection d’un genre d’homme encore inconnu. Celui qui se sert de sa matière grise.  Mais non, quelle déception, quand j’ai vu ce matin, bien vivante, la petite icône bleutée trônant fièrement dans ma messagerie selon lequel le réseau social se languissait de moi. Qu’il se languisse ! Moi, son utilisation ne me manque pas.

 Car, je n’ai pas honte de l’avouer, je suis abstinent, limitant mes usages facebookiens au minimum, à savoir, récupérer les adresses mail des personnes qui me sont chères dessus.  Et baragouiner une vague réponse aux questions de mes proches avant de retourner à ma réclusion étudiante, insouciant, soucieux quand même de mes problèmes financiers. Mais loin de cette horreur où rodent les traqueurs juvéniles. Cherchant à créer le buzz et racontant leur vie inintéressante au possible sur ce site communautaire ou chacun développe ses pensées égocentriques, tombant dans le piège nombriliste, à savoir "je raconte ma vie, parce que tout le monde la pense intéressante".

Un clic de suppression de la liste « d’amis » permet en général de régler leur compte à ces personnes ci. Mais je conseillerai aussi soit de bloquer les notifications dudit site, soit de bloquer ceux supprimer. Sous peine de se faire ennuyer à longueur de journée par la personne qui s’imagine bafoué dans son honneur, et ne trouve d’autres solutions pour le réparer soit de se trainer devant vous pour faire à nouveau partie de vos « amis » soit de vous insulter comme quoi nous n’avons su déceler le génie en elle et que d’ici peu nous regretterons cette erreur. Mon vocabulaire à toujours été insuffisant pour qualifier le pathétique de la situation.

Facebook n’est pas mort hier, et il y a toujours plus d’utilisateurs prêts à alimenter le produit de nos psychoses modernes.  Commérage moderne, big brother invisible et entretenu par les mêmes qui sont surveillé. Pas de lavage de cerveau, pas de règne de la terreur. Orwell et Huxley n’ont plus qu’a allez ce rhabiller, c’est le triomphe de l’homme mouton. La victoire de l’effet de masse. Le citoyen qui surveille le citoyen. Vive ce monde et vive l’homme. Facebook n’est pas mort hier. Est-ce que l’humanité y survivra ?

Enfin, après tout comment en vouloir à ce site quand on connait son histoire. Petite leçon de culot mal placé, d’intrusion dans la vie d’autrui. Le tout magnifiquement récompensé. Facebook fut à l’origine créé parce que M. Zuckerberg se trouvait un peu seul dans son université (dont le nom échappe à ma mémoire). Allié à quelques amis, il pirata le réseau de son école et mis en ligne les profils des filles de Harvard (il m’est revenu) qu’il entreprit de noter. L’histoire ne dit pas si Mark trouva la fille idéale, mais il trouva le filon. Presque 6 ans plus tard, on voit le résultat

Je ne m’attarderai pas sur les polémiques du réseau bleu. Confidentialité désastreuse, suppression de compte impossible, vente d’informations privées, renseigne et alimente les griefs des patrons pour les licenciements. Mais à travers tous ces torts, le règne du site à encore de beaux jours devant lui. Google Plus n’est guère plus qu’un souvenir. Des concurrents inexistants. Et son créateur dans le top quarante des plus grandes fortunes de la planète. Deux films, presque un sixième de la planète connecté. What else ?

Au final, ça ne fait pas grand-chose, la stupidité humaine existe encore et j’ai juste perdu du temps à placer des espoirs dans une entreprise qui logiquement ne pouvait pas être mise en branle.

Demain est un autre jour et qui sait, peut être même qu’un de ces quatre, je n’aurai rien contre quoi pester.

 

ALors au final, je préfère me perdre en stupidités qui sont faites en temps que telles.

EN plus ça fait du bien au zygomatique. Un petit south park?