Scandales à répétition, détournement de fonds,….la République ne cesse
de vaciller ces dernières années, à chaque fois qu’un Homme politique est pris
la « main dans le pot de confiture ». Peut-on encore croire à la

parole de celles et ceux qui sont censés nous représenter ? 

Il n’aura pas fallu longtemps à Jérome Cahuzac pour se rendre compte de la force de l’amitié en politique. Certes, la politique n’est pas le pire des univers loin de là, mais il reflète néanmoins un aspect de l’âme humaine que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. On peut s’étouffer, en pensant à notre ancien ministre du budget partant en croisade contre les fraudeurs, comparés au pourvoyeur de notre pauvre pays. Premièrement, on oubliait alors (et les médias nous le rappelant se comptent sur les doigts d’une main) que le déficit abyssal de la France fut creusé au fil des années depuis plus de 30 ans. Deuxièmement, même si les chiffres les plus fous circulent sur les sommes mises de côté par cet ancien député sont avérés, on est loin très loin des sommes en jeu. Mais il est tellement facile alors de se servir d’un bouc émissaire pour reporter la haine ou tout du moins la colère des citoyens. Il est tellement facile de lancer à la vindicte populaire un homme fraudeur en ces temps sombres et moroses. La politique se base sur ce sentiment populaire….

 

Jérome Cahuzac est loin d’être le seul à avoir fait preuve de tant de dédain envers la parole publique. N’oublions pas notre feu ancien président à la rose, qui les yeux dans les yeux, nous affirmait sa pleine santé physique et mentale. Se posant en gardien de la morale et des valeurs « à la française », il ne connaitre pas le déchainement populaire suivant les révélations de la presse sur sa fille cachée (aux yeux du peuple…car tout le monde savait sauf les citoyens…Normal me direz-vous puisque ce sont eux qui votent, alors ne prenons aucun risque.)

 

La parole publique n’est que promesse électorale, un terme politiquement correct pour caractériser un mensonge. La République Française est en mesure de rédiger des rapports sur le comportement débridé de notre D.S.K. national, de détecter à l’autre bout du monde la moindre cachette des terroristes que nous pourchassons mais se révèle incapable de savoir que l’un de ses serviteurs a caché sa fortune de l’autre côté de la frontière.

 

Lors de l’affaire du sang contaminé, les hommes (et femmes) politiques se sont tous empressés de se déclarer « non coupables » (sic !). Pour vous, simple citoyens, il faudra que la justice le déclame tout bas. Les politiques, une fois de plus les yeux dans les yeux, nous ont expliqué lors de l’accident de Tchernobyl que notre pays avait été protégé du nuage radioactif. Ouf, on était sauvé alors…Les bijoux de Bokassa, les frais de bouche à la mairie de Paris concernant un ancien président, l’affaire Karachi, l’affaire Bettencourt, ….toutes ces affaires qui ternissent la république et les hommes politiques.

 

Et encore, nous ne sommes pas mesquins et nous ne nous abaisserons donc pas à relater les affaires sur les cigares, les factures de transport aérien des autres et l’utilisation fantaisiste de la réserve parlementaire des autres…

 

Cela fait donc beaucoup, et on est alors tenté de penser « Tous pourris ». Malheureusement, que l’on ait raison ou tort (et ne comptez pas sur moi pour vous donner la réponse), c’est la France toute entière qui pâtit de cette situation, et nos hommes politiques n’ont plus alors la confiance des français.

 

Car inutile de vous préciser que le dixième d’un tel de ces actes dans une entreprise privée conduit à un licenciement fracassant. Mais les hommes politiques eux se servent de ces mensonges, pardon de ces promesses électorales, pour convaincre leurs électeurs. Pourquoi se priver, les promesses engagent les fonds publics et donc les sommes payées par vous et moi ? En aucun cas, les hommes politiques ne sont redevables, même si ils nous promettent, la main sur le cœur, que ce temps la est fini. Avant, nos hommes politiques étaient des incapables, ne se rendant pas compte qu’on ne pouvait pas dépenser plus que ce que l’on gagnait, mais ça c’était avant. 

 

Donc désormais, la transparence est de mise et se décline à toutes les sauces. Nos ministres nous ont dévoilé une belle déclaration du patrimoine. Laissons les journalistes enquêter et les révélations surviendront lorsque les « fraudeurs éventuels » auront quitté leur palais doré. Mea Culpa mais retraite à l’image des palais.

 

Tout le monde se questionne sur la faiblesse du patrimoine de certains, mais peut-être devrait-on aussi s’interroger sur un bien non « chiffrable » : les relations et l’influence.  Et là, les déclarations restent bien muettes.

 

Quoi qu’il en soit, la parole publique ne vaut plus rien, puisque ce mensonge, érigé en norme, s’affiche désormais dans les ambitions de l’Etat. Lorsque l’on nous affirme, que l’austérité ne sera pas de mise, et qu’au bout du compte, les milliards de prélèvements supplémentaires ne cessent de s’accumuler. On pourra même sourire de la facilité avec laquelle nos gouvernants nous expliquent, comment on va devoir trouver 7, 8, 9 milliards d’euros. Quand il manque 10, 20 ou 30 euros à Monsieur Dupond pour payer telle ou telle facture, Monsieur Dupond a même l’air plus catastrophé que ces hommes politiques. Peut-être simplement parce que Monsieur Dupond, il est concerné par ce qui le touche, alors que quoi qu’il arrive, Monsieur le Ministre retrouvera à la fin de sa journée son chauffeur et sa voiture qui le mèneront droit vers un hôtel (payé par l’Etat) ou vers une résidence de la République Française, où la « cantine » se fera gastronomique et la Villageoise lorgnera sur le Mouton Cadet….Mais cela bien évidemment, nulle trace sur la déclaration…