C’est désormais un fait connu de tous, le pouvoir d’achat des Français connait aujourd’hui une baisse historique et il est difficile d’en comprendre les raisons. Alors que le gouvernement impute tout à la crise financière, l’opposition affirme que seul François Hollande est responsable. Pendant ce temps, d’autres mesures alarmantes continuent tranquillement leur route.

 

 

Les consommateurs français s’en sont tous rendu compte depuis des dizaines de mois mais il aura fallu un rapport de l’Insee pour que cela devienne officiel : le pouvoir d’achat de la population hexagonale a atteint des profondeurs abyssales. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, cette baisse de 0,9 % de notre pouvoir d’achat est la plus forte baisse depuis 1984.

 

Les Français, fatigués de voir les prix augmenter et leurs caddies se vider, en ont d’autant plus marre qu’ils ne savent pas sur qui rejeter la faute. Il est en effet très compliqué aujourd’hui de réussir à démêler le vrai du faux que ce soit dans les discours du gouvernement ou dans ceux de l’opposition.

 

Lorsqu’on lui parle de pouvoir d’achat, le président François Hollande a trouvé son joker : la crise. Cette dernière se révèle en effet bien pratique pour expliquer la hausse du chômage et des prix mais cet épouvantail rhétorique trouve vite ses limites. Si la crise est responsable de tous nos problèmes économiques, pourquoi des pays comme l’Allemagne ne s’effondrent pas comme la France ?

 

De l’autre côté, une partie de l’opposition, représentée par Jean-François Copé, rejette tout en bloc sur le président. « Le pouvoir d’achat a fortement reculé du fait de l’augmentation massive des impôts », explique simplement M. Copé en se basant sur le rapport de l’Insee, qu’il n’a pas dû lire assez attentivement apparemment, celui-ci impliquant plus les décisions de l’ancien gouvernement que celles de l’actuel.

 

Chacun rejette la faute sur ce qu’il peut, sans jamais avouer de faiblesse. Pourtant, cette chute libre du pouvoir d’achat ne peut pas être due au hasard. Le plus probable reste que ce soit la réunion de décisions prises par l’ancien et par l’actuel gouvernement la principale responsable. Et cette situation économique déprimante des Français n’est pas prête de s’arranger.

 

Ceci, ajouté aux mesures fiscales, de droite comme de gauche, qui ont plombé et plomberont encore le pouvoir d’achat des ménages comme la fin de l’exonération des heures supplémentaires ou encore la désindexation du barème de l’impôt de 2012, n’annonce rien de bien joyeux pour l’avenir des Français et de leur confort.