Faute de ne pas avoir trouvé de réponse à mes propres questions existentielles, il a fallu que je couche sur le papier mes tribulations cérébrales. Qui d’entre vous n’a pas rêvé un jour de publier son roman? N’avez vous jamais souhaité immortaliser sur du papier gaufré, sans pour autant prétendre au Pulitzer, votre petite expérience de vie, vos rocambolesques amours ou encore vos précieux souvenirs de famille brandis en étendard? Mais voilà, les arcanes de l’écriture ne se laissent pas percer aussi facilement. Et si se répandre en caractères d’imprimerie peut s’avérer aussi difficile que d’avouer ses vieux démons, passer les barrières de l’édition pourrait par contre s’apparenter à un mélange de parcours du combattant et de loterie nationale.

Alors, une fois que vous avez accepté le fait que les grandes maisons ne comptent dans leurs murs que de célèbres écrivains, des poulains prometteurs et bien soutenus ou de grands hommes publics adorant les lignes de leurs romans qu’ils n’ont pas écrits, il ne vous reste plus qu’à vous tourner vers les alternatives.

Le monde du disque a ouvert de nouvelles voies depuis de nombreuses années. On ne compte plus les nouveaux talents, les artistes dans « la place » se détournant des Majors. Ils sollicitent les plateformes du participatif, empruntent les filières de l’autoproduction, de l’autoédition et tous les outils que la « toile » peut offrir. Je ne mentirai pas non plus en vous disant que je n’ai pas été tenté par ces enseignes aux doux noms littéraires. Celles qui vous proposent d’imprimer vos chefs-d’œuvre moyennant un gros voire un très gros chèque. Alors, après avoir écarté les comptes d’éditeur bien trop frileux, les comptes d’auteurs bien trop gourmands, j’ai surfé quelque temps sur le net à la recherche de cette alternative tant espérée qui ferait de moi un « Écrivain ».

C’est là où apparurent les Éditions du Net. Sous son patronyme de maison d’édition, n’y voyez qu’un simple imprimeur qui vous proposera tout au long du processus de réaliser pour vous différentes étapes. Mais vous n’aurez en aucun cas un « vrai » contrat d’édition. Dans un sens, cela vous permettra de garder vos droits d’auteur. Par contre, ne vous attendez pas si votre manuscrit est choisi, –- peu ne le sont pas –- à voir débarquer à votre porte un agent chargé de faire fructifier votre travail.

Vous aurez le choix à l’envoi de votre œuvre, entre plusieurs modèles de mise en page, avec ou sans photographie, un gros titre… enfin bref, tout ce qu’il faut pour imprimer vos lignes sans toutefois être trop regardant sur l’emballage. Leur charte graphique n’est, à mon goût, pas à la hauteur et le formatage tout comme la mise en page laisse carrément à désirer. Mais, il vous faudra entre quinze et vingt jours pour tenir enfin votre précieux roman entre les mains.

Pour ma part, je n’ai pas souhaité d’aide pour la création de la couverture, ni pour la correction et encore moins pour la mise en page du format choisi, 150 X 230, ce qui aurait fait gonfler le coût jusqu’alors gratuit. Pas si mal si l’on compare avec les requins qui nagent sur le Net. En contrepartie, les « éditions du net » s’engagent à référencer votre livre sur divers sites internet – n’oubliez pas de les relancer – s’occupent des formalités pour l’attribution de l’isbn – International Standard Book Number – et vous donne leur propre estimation sur le prix public, que vous pourrez éventuellement modifier. Tous les exemplaires vendus sur leur site vous rapporteront trente pour cent, huit à dix dans tous les autres points de vente.

Au final, qu’est ce que j’en pense ? À moins que vous vous sentiez avoir l’âme d’un futur Musso et pensiez avoir dans vos mains le manuscrit du siècle qui fera se battre tous les grands de l’édition, je suis persuadé que les éditions du Net – LEN – restent une véritable et bonne alternative. Une alternative qui ne vous ruinera pas. Une alternative qui ne vous fera pas miroiter d’inaccessibles étoiles et qui vous permettra de vous lancer rapidement dans un autre et non moins facile combat, celui de la communication. Alertez vos réseaux sociaux, vos amis, votre famille, les librairies, médiathèques du coin… Et pourquoi pas un ou deux journaux qui annonceront avec plaisir la sortie du premier roman de l’auteur du coin ?

À vos claviers,

Bon courage.