La méningite a encore frappé par trois fois faisant deux victimes dans la même région (Bourgogne – Franche-Comté).

L’une de la méningite à méningocoque (un "purpura fulminans", l'une des formes d'infection les plus graves, se traduisant par une septicémie), l’autre d’une méningite à méningocoque B. Donc deux cas totalement différent.

Se pose la question de la vaccination de cette maladie, qui est pourtant en régression constante dans notre pays. Le nombre de cas limité (1 sur 100.000 habitants) ne peut faire prendre la décision d’une vaccination à grande échelle. Le vaccin coûte très cher et ne peut qu’être ciblé à une partie de la population. Dans les pays africains, des populations entières feraient l’objet de vaccination en raison de la forte importance de la propagation et de sa fréquence. 

D’origine infectieuse, la méningite est une inflammation des membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière. Sa gravité réside dans le pronostic souvent fatal (10% des cas), et le fait qu’elle touche essentiellement les moins de 20 ans. Sa survenance, en début d’hiver ou au printemps, donc en période scolaire, jette l’effroi et conduit à rechercher les personnes qui ont pu être en contact avec les petites victimes afin d’engager les traitements au plus vite.

La bactérie se transmet par les gouttelettes microscopiques de la salive, et il faut avoir été en contact avec la personne malade pendant au moins 2 heures et très proche. La bactérie n’aurait pas une résistance très prolongée à l’air. 

L’origine des méningites (et non de la méningite) est due à de nombreux germes. Certaines sont généralement bénignes (méningites virales), d’autres mortelles. Les méningites bactériennes ont différents germes :

– le pneumocoque pour lequel existe un vaccin que l'on peut administrer aux nourrissons et associer aux autres vaccinations (diphtérie, tétanos, coqueluche, polio…).

– le méningocoque qui se présente sous différentes formes, ou "sérogroupes". Celui-ci a plusieurs variantes, le méningocoque A, C ou B. Les vaccins seraient différents pour chacun et en raison des coûts sont souvent utilisés uniquement lorsqu’un cas est signalé.

Les médecins confrontés à cette maladie ont obligation de la signaler aux services départementaux sans délais. C’est une des raisons pour laquelle subsiste l’impression qu’il y en a plus qu’avant alors qu’au contraire les cas sont en diminution. L’information est également souvent relayée par les médias ce qui permet sans doute de traiter toutes les personnes qui ont pu être en contact avec la victime (notamment pour des adolescents, lors de sorties en boite de nuit ou autre rassemblement.) 

Ceci dit, c’est toujours avec effroi et profonde tristesse que l’on apprend ces drames où qu’ils arrivent.  Il faut donc rester vigilant et ne pas hésiter à consulter rapidement en cas de maux de tête et de fièvres.